jeudi 30 avril 2020

Comment le dire à la nuit

Auteur : Vincent Tassy
Edition : Le Chat Noir
Collection : Griffe Sombre
Parution : 12 septembre 2018
Origine : France
Genre : Gothique
Nombre de pages : 350
ISBN : 9782375680896
    Résumé :  La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.
Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

   Comment ? Comment puis-je parler de cette œuvre en des termes suffisamment élogieux pour réussir à en dégager toutes les émotions, toute la grandeur que ce roman m'a apporté ? Comment les mots peuvent-ils transcrire toute la douleur, la nostalgie et l'amour que j'ai pour ce roman ? Ce sont les questions que je me suis posée pendant des mois après avoir refermé ce roman, et hier encore, j'en relisais les dernières pages, les yeux noyés de larmes et mon cœur gonflé de tristesse.

   Comment le dire à la nuit est le premier roman à propos de vampires que je lis sans que le mot "vampire" n'apparaisse jamais au cours du roman. C'est très intéressant comme parti pris, parce qu'on assiste à une évolution grandissante de notre pensée en tant que lecteur au fur et à mesure du roman. Le lecteur tient la place du personnage qui ne sait pas que les vampires existent, jusqu'au moment où les crocs de l'un d'entre eux se trouvent plantés dans son cou. Le temps qu'on réalise, il est trop tard. Vincent Tassy a déjà planté les crocs dans votre cou, et vous ne pouvez rien faire, à part continuer.

   Nous découvrons plusieurs points de vue, s'étalant et s'entrecroisant sur plusieurs siècles, chacun d'entre eux étant reliés par deux personnages : la dame en noir, et le garçon aux cheveux blancs, Athalie et Adriel (et avec ce dernier, j'ai rallongé ma liste de "vieux prénoms que j'ai trouvé dans des romans, que je trouve beaux et que je veux attribuer à mes enfants si j'en ai un jour"). Ces deux personnages vont ravager les vies des différents protagonistes dont on découvrira les points de vue au cours du récit. 
   Chacun de ces destins seront liés par le même fil conducteur : l'Amour. Car si Comment le dire à la nuit n'est pas un roman d'amour, celui-ci en est son essence même. Il raconte des amours torturées, des amours cachées, des amours inavouées, des amours déçues, des amours déchues, des amours non partagées. L'amour d'une mère pour son enfant, l'amour saphique, l'amour entre deux hommes, l'amour d'un homme et d'une femme, l'amour d'une sœur, l'amour de l'amour... l'amour transcende les âges, les genres et les siècles, il est puissant et n'a pas de limites. Aimer à en perdre sa raison, son cœur, son corps, son âme et sa vie, c'est ce que raconte ce roman qui m'a transcendée et m'a transportée, les yeux inondés de larmes, vers des dimensions inexplorées jusqu'alors.

   Le style de Vincent Tassy est puissant, d'un romantisme qui explose dans une mélancolie profonde, sensuelle, si attirante. Si la figure du Vampire était un style d'écriture, il serait celui de Vincent Tassy tant celui-ci rassemble toutes les caractéristiques habituellement attribuées à cette figure surnaturelle. Sa plume est fluide, nos yeux coulent sur le papier (et cette fois-ci, je ne parle pas de larmes), on ne se lasse jamais, et on en redemande encore.

   Mes personnages préférés sont Egmont et Léopold. Leur histoire d'amour m'a transportée, j'avais rarement vu une histoire d'amour aussi éphémère que belle, tragique et merveilleuse à la fois, deux personnages aussi sensibles et amoureux l'un de l'autre. C'est pour eux que mes yeux se sont emplis de larmes à ma lecture, pour eux que j'ai ressenti des émotions si ardentes.

   Comment le dire à la nuit ne ressemble à aucun roman que ayez lu jusqu'alors. C'est beau, c'est bizarre et familier à la fois, c'est au-delà de tout ce qui est exprimable, que ce soit par des mots, par des gestes. Il est devenu mon roman préféré parmi tous. Une révélation. Un aimant.

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lundi 13 avril 2020

Pretty Dead Girls

Autrice : Monica Murphy
Edition : Lumen
Collection : ///
Parution : 14 juin 2016
Origine : Etats-Unis
Genre : Thriller, Enquête, Jeunesse
Nombre de pages : 460
ISBN : 9782371021723
Résumé :  Belles à tomber.
Parfaites en tout point.
Sauvagement assassinées.
Leur corps est apprêté avec méticulosité, disposé dans une position bien particulière. Leurs visages, parfaitement maquillés, sont tournés selon l'angle le plus flatteur, leurs vêtements coûteux brossés et défroissés. Seul leur cou ouvert d'une oreille à l'autre vient démentir ce tableau idyllique. Seul leur regard vide trahit la vérité : elles sont mortes et bien mortes.
 Pourquoi ai-je attendu autant de temps pour lire ce livre ?
Bon, déjà parce que depuis quelques années maintenant, j'enchaîne les pannes de lecture, certes, même si en cette période de confinement, je suis entrée dans une période de boulimie de lecture où je dévore littéralement tous les livres que je sors de ma PAL. Mais ce roman, Pretty Dead Girls, est si bien, qu'il m'a volé mes heures de sommeil la nuit dernière.

   Pretty Dead Girls est une sorte de croisement entre les séries Pretty Little Liars et Scream Queens. Autant dire que ça partait sans doute mal avec moi puisque, malgré presque dix ans à m'efforcer d'aller au-delà de la saison 1 de PLL (oui, je suis très persévérante), rien n'y a fait, et que je suis passée totalement à côté de Scream Queens, qui raconte l'histoire d'une sororité dans une université américaine frappée par les crimes d'un tueur en série. Mais il y a un truc qui m'a accroché plus que ces séries ne pourront jamais le faire : l'écriture de l'autrice. Celle-ci a eu le don de m'accrocher et de m'emporter dans son histoire en un clin d’œil.

   Dans ce roman on rencontre Penelope Malone, qui est en quelque sorte le parfait cliché de la reine des abeilles de son petit lycée dans la station balnéaire de Cape Bonita, en Californie. Elle est major de sa promo, belle à tomber, présidente de l'association des Cygnes Blancs, une association caritative et bénévole très prestigieuse qui permet d'ouvrir ses membres aux meilleures universités du pays, et très fermée sur son petit monde et ses amis qui font parties des familles les plus riches de l'Etat. Cependant, dès le début de son année scolaire de Terminale, une série de meurtres sur le campus du lycée va frapper ses amies, et surtout, les Cygnes Blancs. 

   Si j'ai autant aimé la plume de l'autrice, c'est d'abord parce que son intrigue est super bien ficelée. Je n'ai pas réussi à deviner qui était le ou la coupable (pour qui je vais prendre le parti par la suite d'adopter le masculin pour parler de l'auteur des meurtres) avant au moins les dernières cent pages, et seulement parce que l'autrice voulait qu'on découvre l'auteur des crimes à ce moment-là. On sent qu'elle maîtrise complètement son écriture, que rien n'est laissé au hasard, tout est pensé pour installer l'atmosphère qu'elle veut installer et nous mener vers les pistes qu'elle veut qu'on exploite.
   L'autrice adopte deux points de vue dans son récit : celui de Penelope, et celui du coupable. c'est assez intelligent comme procédé, car le meurtrier parle beaucoup, se vante beaucoup, et donc laisse échapper de menus indices, suffisamment pour qu'on redoute son prochain coup, mais pas assez pour qu'on puisse avoir une idée certaine de ses intentions, de son prochain coup, ou de son identité, il faut réussir à lire entre les lignes. D'un autre côté, le point de vue de Penelope, qui est interne et donc subjectif, ne nous permet pas d'avoir un temps d'avance sur l'intrigue, nous sommes au courant des choses au moment où elle les apprend, quand elle a peur pour sa vie, on a peur avec elle, sans possible échappatoire pour le lecteur. J'ai beaucoup aimé l'évolution de son personnage, qui, en quelques semaines, passe de la jeune fille hautaine et un chouïa orgueilleuse, qui se préoccupe essentiellement de son image et de son avenir, à une fille plus aventureuse, qui ose beaucoup plus de chose et se libère de l'image parfaite qu'elle cherche à adopter à cause de son entourage.

   Mon personnage préféré reste Cass. Ça faisait un moment que je n'avais pas découvert un personnage masculin qui me plaise et m'intrigue autant dans un roman jeunesse. Il me fait effectivement penser à Toby Cavanaugh dans Pretty Little Liars, pas physiquement, mais dans le traitement du personnage : un garçon mystérieux et taciturne qui a perdu sa famille dans une tragédie criminelle, et que tout le monde croit coupable à cause de son passé et de son lien avec les filles assassinées. C'est au contraire un garçon très doux, intelligent et attentionné, et qui donne beaucoup de relief et toute sa saveur au roman. Mes moments préférés de l'histoire sont d'ailleurs ceux qui impliquent ce personnage.

   Comme dans beaucoup de romans jeunesse, ce que je trouve dommage c'est la fin peut-être un poil précipitée, j'aurais peut-être voulu un climax un peu plus long, avec un peu plus de suspens, un peu plus de dégâts aussi, mais elle est aussi très convenable ainsi. Je recommande chaudement ce roman, et surtout à tous les fans de teen shows à la Pretty Little Liars, Riverdale, Vampire Diaries, etc, parce qu'il y a la même atmosphère un peu cocon et chaleureuse d'un côté, parce qu'on suit des adolescents couvés par leurs familles, insouciants et qui aiment profiter de leur jeunesse, et en même temps, ce frisson inquiétant du danger et des adolescents qui enquêtent, que j'ai aimé retrouver dans ce roman.

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mardi 31 mars 2020

Nos Vies en l'Air

Autrice : Manon Fargetton
Edition : Rageot
Collection : ///
Parution : 9 janvier 2019
Origine : France
Genre : Drame contemporain, jeunesse
Nombre de pages : 187
ISBN : 9782700259394
   Résumé : Mina et Océan.
Ces deux-là se rencontrent par hasard ce soir sur le toit-terrasse d’un immeuble.
Ils ont choisi le même spot pour en finir.
Ils décident de s’accorder la nuit pour faire, ensemble… tout ce qui leur passe par la tête, en se disant toujours la vérité.
Où cela va-t-il les entraîner ?

   Attention, ce roman parle de suicide. 

   C'est le premier lien que l'on peut faire entre Océan et Mina, deux adolescents qui ont décidé d'en finir en se jetant tous les deux depuis le même toit-terrasse d'un immeuble parisien, le même soir. Le mal-être que chacun ressent est palpable, et on apprend tout au long du court roman, grâce à des flashbacks qui alternent entre l'un et l'autre des personnages, les raisons de ce mal-être : que ce soit le harcèlement, l'isolement social, l'ennui, l'incapacité de rentrer dans le moule que la société voudrait les voir investir, ce sont autant de raisons qui les ont poussés à en finir ce soir-là. Alors face à cette coïncidence qu'est leur rencontre, Mina et Océan décident de s'accorder la nuit pour réfléchir. Pour donner une chance à la vie de les cueillir, de les recueillir.

   J'ai beaucoup aimé ce roman, et je pense que les conditions dans lesquelles je l'ai lu jouent dans cette appréciation. J'ai attendu une insomnie, afin de le découvrir quasiment d'une traite pendant cette nuit, pour accompagner les deux adolescents dans les rues sombres de Paris. J'ai aimé la plume laconique de Manon Fargetton, qui nous laisse dans le flou en ce qui concerne ses personnages. L'aternance des chapitres fait qu'on n'est jamais réellement dans la tête de Mina, et jamais réellement dans celle d'Océan, on est autant perdus que ses propres personnages. Je déplore cependant une fin qui ne me semble pas vraiment aboutie, je reste sur ma faim et j'ai envie d'en savoir plus. L'histoire ne me paraît pas résolue à son terme.

   Nos Vies en l'Air est un roman clairement destiné aux adolescents, Manon Fargetton semble s'introduire directement dans la psyché d'une jeune fille de 16 ans, se glisse facilement dans la peau d'un lycéen en proie à ses tourments de jeune homme, coincé entre des responsabilités d'adultes qui pointent le bout de leur nez, et ses insouciances d'enfant qui lui disent joyeusement adieu de la main. Il invite tout à fait les adolescents en mal dans leur peau à la réflexion, sans les épargner, en appuyant là où ça fait mal pour libérer le mal-être.

   Le récit que nous offre Manon Fargetton est puissant, aborde des thématiques intéressantes et nécessaires, et raconte une ballade exaltante à travers les rues de Paris en compagnie de deux personnages que tout opposent, et qui remettent leur vie entre les mains de cette nuit passée ensemble.

lundi 30 mars 2020

La Passe-Miroir, tome 4 : La Tempête des Echos

Autrice : Christelle Dabos
Edition : Gallimard
Collection : Jeunesse
Parution : 28 novembre 2019
Origine : France
Genre : Fantasy, Jeunesse
Nombre de pages : 565
ISBN : 9782075093865
Résumé : Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima... aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.
   J'ai attendu ce dernier tome avec tant d'impatience depuis que j'ai fini La Mémoire de Babel, et pourtant, une fois que je l'ai eu entre les mains, j'ai longtemps hésité avant de le commencer. J'avais peur de finir une saga que j'ai adoré de bout en bout, j'avais peut de ne pas aimer le fin mot de l'histoire. Finalement, la période de confinement m'a permise de le sortir de ma PAL. Et ce que je redoutais qui arrive arriva : mon avis pour ce dernier tome n'égale pas celui des trois premiers tomes pour lesquels j'ai eu un coup de cœur incommensurable. Ce n'est pas que je ne l'ai pas aimé, bien au contraire, toutefois, mon ressenti est en demi-teinte.

   Le point fort de ce dernier tome, c'est la relation d'Ophélie et de Thorn qui atteint son apogée, et ça me plaît. Quand on voit leur relation dans le premier tome et dans le dernier, on voit avec satisfaction l'évolution de leur couple. Ils sont chacun le point d'ancrage de l'autre dans un univers où ils perdent tous leurs repères, où rien de ce qu'ils perçoivent n'est vraiment ce qui paraît être. Ce sont deux personnages peu conventionnels, avec une vie de couple marié peu conventionnelle, mais qui essaient de trouver des ancrages "normaux" auxquels se raccrocher, et cela se traduit d'autant plus dans ce tome-ci où on sent qu'ils se projettent dans un avenir qui s'étend au-delà de la fin de la saga. Le contraste avec l'intrigue assez lourde et compliquée de ce dernier tome est rafraîchissant et marque quelques pauses bienvenues dans l'histoire.
   Vous savez ce que j'ai aimé dans cette saga toute entière à propos d'Ophélie ? Ce sont ses différentes transformations. Déguisements, modification de ses pouvoirs, perte de ses lunettes animées, perte de son écharpe animée, confrontations au courroux de ses lunettes et son écharpe, traversées de miroirs, j'avais l'impression de suivre une Alice perdue au Pays des Merveilles, et je suis persuadée qu'il s'agit de la principale inspiration de Christelle Dabos pour écrire Ophélie. Ça, ou Super Mario.

   Mon problème principal avec ce tome, c'est le cheminement de l'intrigue jusqu'à la révélation finale. Autant cette dernière est limpide et me convient parfaitement, autant la route pour y arriver m'a été très difficile à comprendre. Sans doute parce que j'ai lu le troisième tome il y a trois ans bientôt, et donc certains éléments de l'intrigue se sont perdus dans ma mémoire, mais même les nouveaux éléments introduits dans ce tome m'ont été difficiles à concevoir. Le concept des échos, par exemple, qui donnent leur titre au roman, et toute l'intrigue autour de ceux-ci, est encore un peu nébuleux dans ma tête, et je pense qu'une relecture complète de la saga est nécessaire pour que j'arrive à tout saisir.

   Mon autre souci est le côté assez inégal de l'intrigue. La première partie est assez lente et les révélations se font rares, tandis que la deuxième moitié nous noie sous les révélations et les informations, et je pense que c'est pour cette raison que j'ai du mal à tout saisir dans sa globalité. D'autant plus qu'il y a certaines questions qui, pour moi, exigeaient des réponses. Le cas de la petite Victoire par exemple. Quelle étrange petite fille ! Et elle est d'autant plus étrange quand on a lu ce quatrième tome, puisque les révélations faites redéfinissent totalement les enjeux autour de ce bébé, fruit de Farouk et de Berenilde. Mais rien n'est dit autour d'elle, et je trouve cela bien dommage.

   Malgré ces défauts majeurs, ce quatrième tome reste une bonne lecture, parce que vous savez quoi ? Ce que je préfère dans les romans, et dans toute œuvre de fiction, tous supports confondus, ce sont les personnages, leurs relations, et leur traitement. Et ce roman réussit ces trois aspects. J'aime les personnages de cette saga dans son intégralité, et c'est pour moi le point fort de Christelle Dabos, de réussir à créer des personnages intéressants, atypiques, et qu'on a envie de suivre dans n'importe quelle aventure. Alors qu'importe que je trouve de gros défauts à l'intrigue de ce dernier tome, MERCI CHRISTELLE DABOS, je garderai un souvenir impérissable de votre saga pour vos personnages que j'ai adoré suivre pendant quatre tomes.

dimanche 22 mars 2020

Five Feet Apart

Auteurs : Rachael Lippincott, Tobias Iaconis et Mikki Daughtry
Edition : Albin Michel
Collection : ///
Parution : 29 mai 2019
Origine : Etats-Unis
Genre : Contemporain, Jeunesse
Nombre de pages : 306
ISBN : 978-2226441387
Résumé : Stella et Will sont deux adolescents atteints de la mucoviscidose. Mais quand l'une attend avec impatience sa greffe de poumons, l'autre ne peut même pas espérer avoir droit à l'opération. Car Will a aussi la bactérie B-cepacia, qui l'affaiblit toujours un peu plus chaque jour. Cependant, Will et Stella vont pouvoir vivre leur maladie un peu mieux, ensemble. À trois pas d'écart.
    En lisant la quatrième de couverture de ce roman, on pourrait penser à un remake un peu remanier de Nos Étoiles Contraires : l'histoire de deux adolescents atteints de la même maladie qui se rencontrent, s'apprivoisent et tombent amoureux, alors que le drame est suspendu tel une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Cependant, même si le résumé de Five Feet Apart est très similaire au best-seller de John Green, l'histoire n'est cependant pas si convenue qu'elle n'y paraît de prime abord, et elle est de plus très intéressante.

   Ce qui m'a plu le plus dans ce roman, c'est le fait qu'il soit très bien renseigné sur la mucoviscidose, la maladie dont il est question dans l'histoire. Je fais partie de la génération qui était enfant lorsqu'on a découvert Grégory Lemarchal à la télévision et que sa maladie était encore inconnue, même de nom. Aujourd'hui, je pense que beaucoup de monde, au moins en France, connaît au moins ce nom, mais je ne suis pas persuadée qu'on sache tous encore comment la maladie se manifeste, ni même vraiment en quoi elle consiste, sinon qu'elle atteint les poumons. Il me semble que ce roman apporte quelques réponses à ces questions, et même plus encore. Savez-vous, par exemple, que deux personnes atteintes de la mucoviscidose ne peuvent pas s'approcher à plus de trois pas ? C'est une règle dont vous apprendrez la raison dans Five Feet Apart.

   Et cette règle est aussi la raison pour laquelle, pour moi, la lecture du roman a été aussi passionnante que frustrante. Les auteurs ont réussi le pari d'écrire une histoire d'amour entre les deux personnages sans que ceux-ci ne puissent se toucher. Aucune manifestation d'amour ne peut alors passer dans les gestes des personnages, tout passe par les paroles et leurs actes l'un pour l'autre, leurs pensées à propos de l'autre, ce qui rend la lecture de cette histoire d'autant plus forte. Mais aussi frustrante. Leur envie palpable de ne serait-ce que toucher la douceur des cheveux de l'autre entre ses doigts, sentir son parfum sur sa peau, enlacer l'autre, se fait ressentir à la lecture, on a le cœur qui bat fort et d'une manière douloureuse pour eux, et on aimerait qu'ils puissent effacer ces trois pas entre eux.

   Stella et Will sont deux personnages très touchants, et la façon dont leur relation évolue est très belle. On ressent la douleur de Will et sa désillusion de plein fouet, tandis que la détermination et la joie de vivre de Stella qui vient se mêler en contraste est galvanisante. D'ailleurs, il est intéressant de voir que, si les deux personnages ne peuvent se toucher ni s'approcher, leurs états d'esprit respectifs évoluent tellement au fur et à mesure du roman qu'ils semblent s'entremêler et qu'à la fin, chacun est méconnaissable car ils se sont influencés mutuellement.

   Five Feet Apart est un roman que vous allez dévorer, parce que l'histoire et les personnages sont passionnants, que l'écriture est fluide, et que vous allez aimer suivre ces personnages dans leur combat contre la maladie.

mercredi 18 mars 2020

En plein vol

Auteurs : Manon Fargetton - Jean-Christophe Tixier
Edition : Rageot
Collection : ///
Parution : 8 janvier 2020
Origine : France
Genre : Contemporain, Jeunesse
Nombre de pages : 283
ISBN : 978-2700263640
   Résumé : Après les évènements de Quand vient la vague, Jules et Romane se rencontrent enfin en licence de psychologie à la Sorbonne. Et là, c'est le coup de foudre amical. Un coup de foudre violent, sans demi-mesure, à l'image de Jules, jeune homme idéaliste qui se donnerait corps et âme pour les plus nécessiteux. Romane, quant à elle, doit apprendre à trouver son essence, à apprivoiser son corps de femme qu'elle sent lui échapper de plus en plus. Les deux amis doivent faire face à leur avenir, déchu. Abattu en plein vol.

   Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier signent avec En Plein Vol le roman compagnon de Quand Vient La Vague, publié chez les éditions Rageot il y a maintenant deux ans. Nous suivons l'histoire de Romane et Jules, personnages secondaires qui deviennent principaux, fraîchement inscrits dans la même licence à l'Université de la Sorbonne à Paris. Les deux adolescents sont reliés par une amie commune, et qui a fait l'objet de toutes les péripéties du premier tome : Nina. En effet, c'est avec Jules que Nina a fuit de squats en squats, de Bordeaux à Paris, et la jeune fille est également la meilleure amie de Romane.
   Même si ce roman reprend les mêmes personnages que Quand Vient La Vague, Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier l'ont écrit de façon à ce que les deux tomes puissent se lire indépendamment l'un de l'autre. La première raison est que l'on suit une toute nouvelle histoire qui n'a pas grand-chose à voir avec les évènements du tome précédent ici, mais en plus, les deux auteurs rappellent régulièrement la situation initiale du premier volume tout au long du roman, ce qui fait que le lecteur qui commence sa lecture du diptyque par En Plein Vol ne sera perturbé que pendant quelques pages de sa lecture. Je conseille cependant de lire ce diptyque dans l'ordre adéquat.

   Ce roman donne la part belle aux invisibles de notre société : les SDF, les sans-papiers, les drogués, les prostitués... toutes ces personnes devant lesquelles la plupart d'entre nous, moi incluse, passons devant en tournant la tête, gênés, en tentant d'oublier leur présence, comme si le fait de les ignorer pouvait faire disparaître leur misère.
   Toutes ces personnes dont l'avenir a été abattu en plein vol.
   Les deux auteurs évitent de tomber dans l'écueil qui est de romantiser cette partie invisible de la société : ils la montrent telle quelle, sans en cacher les aspects hideux, mais sans pour autant faire de leurs personnages des martyrs. Ils sont très bien renseignés sur le sujet, donnent des noms d'associations, telle que Le Refuge ou Le Planning Familial, et n'hésitent pas à en donner quelques astuces (il est possible de recourir à un examen gynécologique via le Planning Familial par exemple), des missions de certains bénévoles, semant ainsi la graine dans l'esprit de leurs lecteurs afin de construire quelque chose de meilleur, de donner envie de s'investir, peut-être, ou de tout simplement mieux comprendre comment notre société fonctionne. J'ai beaucoup aimé ce côté engagé du roman, que ce soit dans cette cause, mais aussi dans la cause féministe, notamment à travers les personnages de Romane et Lila.

   Romane et Jules sont des personnages en or, on ne peut pas s'empêcher de s'attacher à eux et de vouloir leur réussite dans tous les domaines. J'ai versé une petite larme pour Romane, dont la sensibilité et les émotions transpirent à chaque page pour m'atteindre en plein cœur ; j'ai eu envie de secouer Jules et de lui dire de tout stopper, qu'il n'était pas invincible et qu'à vouloir vaincre tout seul, à refuser l'aide de quiconque, on ne peut que sombrer. Fanch est un soleil, et Lila une petite merveille.

   J'ai vraiment aimé tous ces personnages à leur niveau, je remercie Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier pour cette magnifique collaboration à deux plumes, et je suis vraiment heureuse de me dire que j'ai partagé un petit bout de l'histoire de Jules, Romane, Nina et Clément, sur les plages de Lacanau.

mercredi 26 juin 2019

한국어를 공부해요 : Apprendre le coréen



   Avec ce nouvel article, qui ne parle pas vraiment de livres (enfin, un peu quand même, vous verrez), j'ouvre un nouvel aspect de ce blog que j'aimerais explorer un peu. Vous connaissez bien ma passion pour les livres et les séries par ici, mais j'en ai deux autres plus ou moins liées dont je ne parle que peu souvent, et qui sont le voyage et l'apprentissage des langues. C'est pour cela d'ailleurs que vous pouvez retrouver des auteurs de tant de nationalités différentes sur ce blog, parce que même quand je lis, j'ai besoin de m'évader loin de la France, de sortir de mes frontières pour explorer le monde. 
   J'aime énormément apprendre des langues. Pour commencer, ça me donne la sensation d'avoir quelque chose de spécial, un don particulier (alors qu'il suffit de volonté, d'un peu de rigueur et de persévérance). Je trouve qu'il y a quelque chose de grisant à se dire que, plus on apprend des langues différentes, plus notre compréhension du monde et de ses habitants sera plus claire et plus facile, et plus grande sera notre connexion au monde et aux gens. 
   Pour ma part, je suis bilingue en anglais, je parle plutôt couramment espagnol, et j'ai commencé à apprendre l'italien, et le coréen. J'ai également envie d'apprendre plein de langues supplémentaires, telles le finnois, le norvégien, le suédois, le gaélique écossais, et le japonais, si j'ai la foi de m'attaquer à ce gros morceau.

   Aujourd'hui, comme cela m'a été demandé de nombreuses fois sur Twitter, je vais dans cet article vous parler de mon apprentissage du coréen, ainsi que de mes méthodes pour apprendre des langues en général.


Lire, parler, écouter, comprendre

   Je définis l'apprentissage d'une langue selon quatre grandes sections, qui sont : lire, parler, écouter, et comprendre. On ne peut pas apprendre une langue convenablement si on ne travaille pas ces quatre aspects de manière égale et approfondie. Parce que, si on ne se consacre qu'à l'apprentissage de la lecture par exemple, certes, vous serez capable de lire beaucoup de textes, mais si on vous parle, vous ne serez pas capable de comprendre car votre oreille ne sera pas familiarisée avec l'intonation des voix, l'endroit où l'accent tonique se fait, ni même la façon de prononcer les mots, car vous n'aurez pas adapté votre oreille à la langue. Pareil si vous n'apprenez la langue qu'en la parlant, ok, vous serez capable de vous exprimer, et probablement de comprendre quelqu'un qui vous parle, mais vous serez incapable de la lire et de l'écrire. Il faut donc travailler ces quatre aspects ensemble, et je vais vous expliquer comment je fais.

  La première chose à faire, avec une langue, et bien, c'est d'apprendre son alphabet. Même une langue utilisant l'alphabet latin peut présenter des différences, des lettres supplémentaires ou en moins par rapport à votre langue maternelle. En espagnol par exemple, avec le ll ou le rr, ou plus frappant, en allemand, avec la fameuse lettre ß. Mais alors en coréen, où l'alphabet est totalement différent du latin et même carrément spécifique à cette langue, il est d'autant plus primordial d'apprendre l'alphabet en tout premier lieu. Vous verrez que c'est ultra facile d'apprendre le hangeul 한글 (c'est le nom de cet alphabet). Inventé par le roi Sejong Dewang au XVè siècle, afin d'alphabétiser son pays, et en remplacement des hanjas chinois qui servaient d'approximation phonétique à la langue, il a pour particularité d'après ce dernier de pouvoir être appris "en une nuit pour le plus intelligent des hommes, et en une semaine pour le plus idiot" tellement il est simple.
Je vous laisse ce lien vers un site qui apprend très bien le hangeul en cliquant ici ou sur l'image suivante, c'est avec lui que j'ai appris pour ma part :

http://www.cours-coreen.fr/index.php?page=alphabet01

 Ensuite, entrons dans le cœur du sujet. La lecture. Il est important de beaucoup lire le coréen. Evitez, par pitié, de passer par la romanisation. La romanisation, c'est en quelque sorte la conversion de l'alphabet coréen en alphabet latin, de manière phonétique. Celle que vous retrouvez dans les vidéos lyrics de kpop sur Youtube par exemple. Ne l'utilisez pas. Je sais que la romanisation semble être une béquille confortable, une zone de confort, mais c'est surtout un vrai frein à l'apprentissage de la langue, pour deux raisons : la première, parce que la romanisation étant adaptée à la phonétique occidentale, elle est aussi bancale, et ainsi vous ne retiendrez jamais les subtilités phonétiques de la langue qui lui sont spécifiques. Il y a des sons dans le coréen qui n'existent qu'avec cette langue, voilà pourquoi il faut les apprendre. La deuxième raison, c'est que vous ne vous habituerez jamais à voir du coréen, à lire du coréen dans son propre alphabet, si vous passez constamment par la romanisation. Elle est donc à bannir de votre apprentissage dès lors que vous avez intégré le hangeul 안글.
   Pour ma part, je m'exerce tous les jours pendant 10 à 20 minutes en ouvrant une page au hasard sur Naver (le moteur de recherche coréen), en tapant un mot en coréen dans la barre de recherches, et je m'entraîne à lire la page. Si vous êtes fan de bande dessinée ou de webtoons, téléchargez l'appli Webtoon Naver sur votre téléphone. Vous trouverez le même contenu que sur l'appli en anglais, mais en coréen. Lire des BD en coréen, même sans comprendre, peut permettre d'aider à la compréhension grâce au contexte. Vous pouvez accéder aux deux sites en cliquant sur les images correspondantes ci-dessous.

https://comic.naver.com/index.nhnhttps://www.naver.com/

   Le but n'est cependant pas de comprendre ce que je lis ici, mais bien de réussir à fluidifier ma lecture, à m'habituer à lire l'alphabet et à le reconnaître du premier coup d’œil. Au début, vous lirez probablement deux lignes. C'est pas grave. Plus vous avancerez dans votre apprentissage, plus ce sera facile, et à la fin, vous lirez une page entière en 10 minutes. En fait, souvenez vous quand vous avez appris votre propre langue maternelle, comme il vous était difficile de déchiffrer les lettre, les syllabe, les mots ? Maintenant, vous lisez comme vous parlez, et ça fera la même chose avec le coréen si vous êtes rigoureux et persévérant.

   Pour ce qui est de l'écriture, je vous conseille de prendre un cahier d'écriture, encore une fois, comme au cours élémentaire, quand on a appris à tracer les lettres de notre alphabet. Cela va vous aider à mémoriser les lettres, pour commencer, mais aussi vous permettre de comprendre comment on les trace. J'utilise pour ma part le cahier d'écriture de la méthode Assimil, avec laquelle je me sens la plus à l'aise pour apprendre des langues (bien qu'elle ne soit pas complète, mais on en reparle dans la deuxième partie de cet article)


   Pour ce qui est de parler le coréen, c'est sans doute la partie la plus difficile de l'apprentissage lorsqu'on est en autodidacte, parce qu'on est bien souvent seul, et parler seul, c'est pas facile. le mieux est de vous trouver un partenaire ou un penpal, que ce soit dans votre entourage qui, par miracle, apprendrait aussi le coréen, soit en vous enquérant sur Internet pour trouver quelqu'un avec qui faire des sessions Skype pour travailler la langue à l'oral. Certains sites et application, tels Interpals et HelloTalk (cliquez ici et pour y accéder) peuvent permettre de trouver des personnes pareilles, mais attention si vous êtes une fille malheureusement, certains prennent ces sites comme des sites de rencontres. Vous avez également des applications pour mobile, comme Memrise ou Duolingo, qui peuvent permettre de travailler un peu l'oral.

Enfin. Écouter et comprendre. Deux parties intrinsèquement liées. Et c'est probablement là que vous allez trouver tout le fun de l'étude de la langue. L'écoute peut se faire via un CD audio que vous pouvez trouvez dans tout manuel ou coffret de langue, mais elle peut également se faire par le biais culturel. En effet, pour moi, la meilleure façon de pratiquer l'écoute et la compréhension orale, c'est de passer par le visionnage de films/séries dans la langue que vous souhaitez étudier, de reportages, de documentaires, l'écoute de chansons, de podcasts. Vous pouvez retrouver en streaming, mais aussi sur Netflix, nombre de dramas coréens, de films coréens, qui sont aussi intéressants qu'ils vous permettront de pratiquer la compréhension orale. Au début, ça va vite, vous êtes perdus, vous vous concentrez sur les sous-titres. C'est normal. Mais au fur et à mesure, et si vous êtes sérieux, vous allez finir par vous rendre compte que vous percevez des mots que vous connaissez, que vous avez déjà rencontrés, vous allez commencer à comprendre le contexte, et vous allez petit à petit moins vous concentrer sur les sous-titres et finir par comprendre par vous-même.
   Voici 6 dramas que j'ai aimé et qui se trouvent sur Netflix si vous ne savez pas par où commencer :

- Empress Ki : Seugnang est une femme de Goryo qui va devenir impératrice. On suit ses batailles et ses romances, et c'est un drama historique.

- Hwarang : Encore un drama historique, qui se passe à l'époque des Trois Royaumes, où l'on suit un groupe d'homme destinés à devenir l'élite civile et militaire de la Corée, les hwarangs.

- She Was Pretty : On suit Hyejin, une jeune femme qui était très jolie quand elle était petite, mais a perdu de sa beauté en grandissant. Elle rencontre de nouveau quinze ans plus tard son meilleur ami de l'époque, qui n'était pas très beau, et qui est devenu magnifique.

- Kingdom (attention aux âmes sensibles, y a des zombies) : On suit le Prince héritier de Joseon, qui découvre une étrange épidémie et doit protéger son peuple de la menace.

- W : Yeonju est interne en chirurgie cardiaque, et la fille du célèbre dessinateur du webtoon W. Le jour où son père tente de mettre un terme aux aventures de son héros, celle-ci est aspirée dans le webtoon et change considérablement le cours des choses.


- Dream High : On suit une classe de trainees qui s'entraînent pour intégrer des agences de kpop et monter leur carrière.


Quelques fournitures importantes

Bon, je vous ai donné un peu plus tôt des méthodes plus ou moins gratuites pour apprendre la langue, mais, et c'est mon opinion, je pense tout de même qu'il est important d'investir dans des livres pour apprendre une langue. Alors je vous laisse ici les fournitures que j'utilise pour apprendre le coréen. Je précise qu'il n'y a pas de partenariat avec la méthode Assimil, c'est seulement que c'est la méthode que j'ai choisie, et que j'ai donc pris la majorité des fournitures de cette méthode pour que mon apprentissage soit le plus efficace possible. Cependant, cette méthode est incomplète et demande à être utilisée avec d'autres livre. Voici donc ce que j'utilise :


- 2 cahiers et un répertoire
Deux cahiers, pourquoi ? Pour séparer les exercices des leçons. C'est ma façon de travailler, si vous préférez mettre vos exercices à la suite de vos leçons, faites ainsi. Mais le répertoire est important pour noter les particules que vous apprenez, et un peu de vocabulaire.

- Un livre de leçons de la méthode Assimil
C'est l'objet principal que j'utilise, c'est là que j'ai toutes mes leçons et la plupart de mes exercices, et c'est avec ça que j'avance le plus dans mon apprentissage.







- Un cahier d'écriture de la méthode Assimil
Je l'ai mentionné tout à l'heure, mais un cahier d'écriture est essentiel pour moi pour apprendre à écrire le coréen, car c'est un alphabet très différent du nôtre, il faut donc comprendre comment tracer les lettres, dans quel sens, comment construire les syllabes. Celui-ci est plutôt assez explicite, donc je vous le recommande.
   Cependant, il est aussi possible d'apprendre à tracer les lettres en copiant des paroles de chansons. Ça permet d'allier lecture, écriture et compréhension écrite. J'ai moi-même des cahiers entiers de paroles de chansons en coréen.






- Un CD audio et un livre de conversation de la méthode Assimil
    Comme je le disais plus tôt, le CD audio est pas mal pour maîtriser la compréhension orale, mais vous pouvez également passer par le visionnage de dramas et films. Son utilisation est à mon sens facultatif. En revanche, le coffret est accompagné d'un livret de conversation qui permet d'aider à fluidifier la parole dans une conversation du quotidien.








 - Un dictionnaire anglais-coréen/coréen-anglais
    Par contre, celui-ci est indispensable à l'apprentissage d'une langue, le dictionnaire. Il permet à tout instant de vérifier la signification d'un mot et de le retenir. Malheureusement, il n'en existe pas de bon qui traduise le coréen au français et le français au coréen, il en existe uniquement en anglais. Moi j'utilise celui-ci, c'est un dictionnaire tout ce qu'il y a de plus classique, le seul reproche que j'ai à lui faire c'est qu'il utilise la romanisation.










- Un livre de conjugaison
    Et enfin, un livre de conjugaison. Tout aussi essentiel, surtout que la conjugaison en coréen est particulièrement spécifique. Celui-ci est très bien construit je trouve, il sépare bien comme il faut les verbes d'action des verbes d'état, et use de tableaux pour répertorier les conjugaisons en fonction des niveaux de langage du coréen, afin de bien tout séparer dans sa tête.


 

 

 

Pour conclure...

   Voilà, je pense avoir fait le tour de la question, mais s'il vous reste encore des doutes, n'hésitez pas à me les confier sous cet article en commentaires, ou dans mes DM sur Twitter qui sont toujours ouverts. Le dernier conseil que je peux vous donner, c'est de prendre votre temps et ne pas vous précipiter. Le coréen est une langue agglutinante, ce qui est un système de langue très bizarre surtout pour les occidentaux. Nous avons l'habitude d'utiliser des groupes de mots, certaines langues usent de déclinaisons, mais il est rare de voir une langue qui base son fonctionnement sur les particules, et les niveaux de langage d'une façon aussi accrue. Prenez votre temps pour comprendre, analyser, pour vous imprégner de la langue, et vous verrez que vous y arriverez. 
   Je vous remercie de m'avoir lu, je vous avoue que cet article m'a demandé pas mal de temps car je voulais être la plus exhaustive possible sur le sujet afin de vous aider au mieux !


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