mardi 15 mars 2016

Phobos, Tome 1 : Il est trop tard pour regretter

Auteur : Victor Dixen
Editions : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 11 Juin 2015
Ma note : 9/10

Résumé : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

   Ce roman est très particulier pour moi. C'est celui qui m'a fait sortir d'une panne livresque de près de deux ans et demi, de laquelle je n'arrivais pas à sortir. Pendant deux ans et demi, j'ai été incapable de finir un seul roman. Et à cette époque, j'étais en Terminale L, puis je me suis orientée en suivant en Licence de Lettres Modernes à la fac. Autant dire que ça craint dans ces filières-ci de ne pas arriver à lire. Mais Phobos m'en a fait sortir, et c'est pour cela que je remercie infiniment Victor Dixen.

   Mais nous ne sommes pas ici pour parler de moi, mais bien de Phobos. C'est un roman qui mêle la SF, le thriller et la romance avec perfection. Le challenge est relevé, là où ces trois genres réunis auraient pu faire un peu fourre-tout, ils sont ici intelligemment dosés, et c'est un gros avantage.
   La particularité de l'auteur est de nous faire de grosses révélations dès le début du roman, je crois que la première grande révélation arrive quelques pages après le début, ce qui donne le ton et nous met dans le bain directement. Et attention, ce sont de véritables révélations, du genre que l'on peut trouver en fin de romans chez d'autres auteurs. Mais Victor Dixen frappe fort, et il va au-delà de ces révélations, il creuse plus profondément encore son histoire.

   La force de ce roman, c'est qu'il est divisé en quatre points de vue : le point de vue interne de Léonor, notre personnage principal ; le point de vue de Serena, l'instigatrice de l'émission ; celui, externe, de la chaîne Genesis, et enfin le point de vue d'Andrew, un personnage mystérieux qui tente de découvrir les secrets de Genesis. Là où dans Hunger Games par exemple, on a seulement le point de vue de Katniss et on ne sait pas ce qu'il se passe à l'extérieur de l'arène, avec Phobos, le lecteur devient omniscient, et il se fait acteur dans l'émission, en s'identifiant au personnage de Léonor, ainsi que spectateur, à la fois du roman qui est très visuel, mais aussi du show à travers le point de vue de la chaîne Genesis. Et bien sûr, il devient témoin des complots qui se fomentent à travers les yeux d'Andrew et Serena.

   L'autre force de ce roman, ce sont les personnages féminins. Dans ce tome-ci, ils sont presque omniprésents, car on est dans la tête de Léonor, et que celle-ci vit avec les filles pendant cinq mois et ne voit les garçons que très peu finalement.  Mais le personnage de Léonor, par exemple, est absolument génial : elle a beaucoup de caractère, c'est une jeune fille qui a dû s'en sortir dans la vie quasiment par ses propres moyens, et elle s'est forgée une carapace qu'elle pense indestructible. Elle n'est pas montée sur cette navette pour trouver l'amour, mais pour la gloire, et pour être la première à dessiner sur Mars. Mais c'est un personnage qui évolue au fur et à mesure que l'on avance dans ce roman, et sa carapace se fissure.
   Du peu que l'on voit des personnages masculins, mon préféré est Marcus. Je l'ai tout de suite beaucoup aimé, c'est le genre de personnages masculins qui m'attire dans les romans. Mais les autres personnages étant trop nombreux et pas assez exploités dans ce tome-ci, difficile de s'y attacher, c'est peut-être le petit moins pour lequel j'ai enlevé un point au roman, mais en même temps je ne vois pas comment l'auteur aurait pu faire autrement, d'autant plus qu'il les développe un peu plus dans le tome suivant.

   J'ai beaucoup adhéré au côté thriller de ce roman. Vous savez, c'est ce genre de roman qui nous dévoile à nous lecteur, le problème, mais les personnages concernés ne le savent pas, et c'est ça qui nous fait angoisser et tourner frénétiquement les pages pour savoir s'ils vont s'en sortir.
   Et alors cette fin. Cette fin, mes aïeux ! J'étais heureuse d'avoir le tome 2 déjà dans ma PAL avant de finir ce tome-ci, car je n'y aurais pas survécu je pense. Déjà, je suis en train de mourir en pensant à la fin du tome 2, que j'ai fini récemment aussi. Mais c'est Victor Dixen ça, c'est tout lui de balancer une bombe quelques lignes avant la fin, et de nous dire "à dans quelques mois pour la suite !".
   Pour conclure, vous l'aurez compris, je vous recommande chaudement de lire Phobos, tome 1, Il est trop tard pour regretter, et même toute la trilogie Phobos, de Victor Dixen.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

2 commentaires:

  1. Génial pour toi et ta panne de lecture. Moi c'est la saga hunger games qui a eu se pouvoir puis cite 19 qui ma pousse a partage sur mon blog. Bref jolie chronique phobos et dans ma pal fait suz je me lance. Tu ma donne très envie en tout cas. A bientôt

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  2. Oui, cette lecture m'a grandement dépannée. Haha, pour moi Hunger Games est arrivé bien trop tôt avant ma panne de lecture en tous cas, j'avais encore jamais eu de panne au collège :) C'est bien ça !
    Merci beaucoup en tous cas, tes messages me font très plaisir :)

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