dimanche 19 juin 2016

La Sélection, tome 2 : L'Elite

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2013
Genre : Dystopie, romance

Résumé : La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie...
Attention : Cette chronique a pour objet le deuxième tome d'une trilogie. Afin que vous n’ayez pas de mauvaises surprises, je vous préviens de la présence d'éventuels spoilers. Vous pouvez d'abord lire ma chronique du tome 1 en cliquant ici, sinon, bonne lecture à ceux qui continuent !

   Ce deuxième tome est une déception pour moi.
   Sur le plan de la dystopie, je regrette qu'elle ne soit pas plus exploitée que dans le tome 1. Certes, on commence à les entrevoir, ces rebelles, les Renégats, mais l'intrigue est définitivement centrée sur la romance, avec, notamment, l'apparition, non pas d'un, mais de deux... triangles amoureux. Je n'en peux plus des triangles amoureux, depuis la parution et le succès de Twilight, ceux-ci fleurissent dans toutes les œuvres littéraires, télévisées ou cinématographiques que je lis/regarde, et ça me sooooûûûle. D'autant plus que le troisième personnage qui entre dans la danse, Aspen, il ne sert strictement à rien dans cette histoire, sinon à faire hésiter America entre l'un ou l'autre, le prince et le garde. Il n'existe pas pour lui-même, mais pour servir un autre personnage, et ça me dérange fortement. Je pense que Kiera Cass, avec un personnage comme Aspen qui est censé être un combattant, aurait pu accentuer le côté dystopique de sa trilogie en lui attribuant un point de vue et en le faisant, je ne sais pas, chef de la rébellion, puisqu'en plus il est de la caste Six, il est mieux que bien placé pour vouloir renverser le système.
   Ce qui sauve un peu les meubles, c'est que, bon, d'un côté on a un triangle amoureux classique, de type garçon - fille - garçon, celui d'Aspen, America et Maxon, mais le second est de type fille - garçon - fille, celui d'America, Maxon et Kriss, la deuxième des Sélectionnées qui a réussi à mettre le grappin sur le prince. C'est assez rare pour le souligner, mais on trouve rarement d'autres types de triangles que celui où deux garçons gravitent autour d'une fille qui doit choisir entre les deux. Mais c'est une maigre consolation.
   En ce qui concerne les personnages, je suis déçue également. America m'énerve beaucoup dans ce tome, le personnage devient de plus en plus paradoxal, j'ai un peu perdu ce que j'aimais d'elle dans le premier tome. Combien de fois j'ai secoué mon livre dans l'espoir de secouer le personnage, et combien de fois j'ai eu envie de lui souffler les bons mots, quand elle disait les mauvais, de lui dire de faire ci ou ça, parce qu'elle ne faisait pas les bons gestes, ne montrait pas les bons signes. D'ailleurs, c'est le tome de l'incompréhension entre Maxon et America. Aucun des deux n'arrive à cerner l'autre, et c'est ce qui les éloigne l'un de l'autre. Elle passe beaucoup de temps à faire la girouette, à avancer vers Maxon, puis à reculer vers Aspen, pour avancer, pour reculer, etc... C'est très énervant de voir ça tout au long de ce tome.
   Le personnage de Maxon est assez flou dans ce tome-ci, on ne comprend pas forcément toutes ses actions.
   En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas parlé lors de ma première chronique sur le tome 1, mais c'est le flou presque total. L'auteur survole le tout dans un seul chapitre, lors d'un cours d'histoire. On sait à peine, à la fin, comment le royaume d'Iléa, qui remplace les Etats-Unis dans la région nord-américaine, a été construit ; on ne sait rien vraiment de la politique de ce royaume, si ce n'est que les États-Unis aurait été envahis par la Chine puis par la Russie, mais même cela, je n'en suis pas sûre. Alors même que nous sommes plongés au cœur du centre politique du royaume,  c'est-à-dire le château royal, et que ce tome 2 est celui dans lequel on s'intéresse enfin à l'histoire du fondateur d'Iléa, je trouve extrêmement dommage que nous n'en sachions pas plus.
     On peut tout de même accorder ceci à ce tome : il brise toutes les certitudes que nous avions à la fin du premier tome, et on comprend que personne n'est à l'abri. On perd des personnages que l'on adorait dans le premier tome, certaines scènes tuent la légèreté que l'on pouvait percevoir dans le tome précédent, c'est explosif. Le rythme est soutenu, comme dans le premier tome, riche en rebondissements. Mais je suis restée sur ma faim à la fin de ce deuxième tome.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

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