dimanche 26 juin 2016

Phobos, tome 2 : Il est trop tard pour oublier

Auteur : Victor Dixen
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : novembre 2015
Genre : SF

Résumé : ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.
   Ça y est. On y est. La suite des aventures de nos douze pionniers de Mars. Victor Dixen nous avait planté au beau milieu de l'espace, à bord d'un vaisseau spatial en route vers la planète rouge, avec douze personnes à présent fortement perturbées par une nouvelle à propos du programme Genesis et d'une gravité considérable. Et le tome 2 nous reprend directement après les évènements de cette fin magistrale du premier tome.
   Cette chronique a pour objet la suite d'une saga. Afin de vous préserver la surprise, je vous préviens que vous risquez de trouver des spoilers du tome 1. Je vous conseille alors de lire ma chronique du tome 1 avant celle-ci, ou de vous procurer le tome 1. Bonne lecture à ceux qui continuent. 

   Après la révélation de ce qui attend véritablement Léonor et ses amis sur Mars, une décision s'impose : faire demi-tour vers la Terre et mourir de faim et de déshydratation dans le vaisseau, ou aller sur Mars et réparer les choses, au risque de mourir quand même. Bon, et puis vu que Victor Dixen ne voulait pas arrêter sa saga maintenant, il s'est dit que c'était plus drôle de les faire aller sur Mars. 
    Donc, nous foulons enfin le sol de la planète rouge, enfin, par papier et mots interposés, et voilà que doit débuter la vie en communauté sur Mars : une mini-ville sous une cloche de verre, des habitacles hermétiques, des ressources à partager, bref, tout comme sur Terre, mais sur une planète hostile à toutes formes de vie (et nos scientifiques riront de cette remarque s'ils découvrent une forme de vie sur Mars un jour) 
   Avec ce tome, on commence à en apprendre un peu plus sur les autres personnages, notamment sur Marcus, désormais le compagnon de Léonor, notre personnage principal. On en apprend un peu plus sur sa vie sur Terre, et ce tome nous livre quelques grosses révélations à son propos ; on retrouve ainsi cette particularité chez Victor Dixen : il a l'art de faire de grosses révélations d'entrée de jeu, de commencer avec de grosses actions, pour creuser toujours plus loin et plus profond dans l'intrigue et ses personnages. 
   Sur Terre, les alliances se font et se défont : deux personnages, que tout semble opposer, se rencontrent et font équipe, tandis qu'un autre groupe implose. Serena est insupportable, et fait montre de tout son machiavélisme. Les personnages d'Andrew et de Harmony, la fille de Serena, montrent toute leur importance dans ce tome-ci.

    J'apprécie toujours autant l'alternance des points de vue dans ce tome, et des sortes de chapitres courts que propose la saga qui rendent l'intrigue très dynamique, on ne s'ennuie jamais. Le lecteur est l'acteur du livre le plus omniscient, car il sait à la fois ce qu'il se passe sur Mars par l'intermédiaire de Léonor, mais aussi derrière la caméra grâce au point de vue externe de la chaîne Genesis, et celui, interne, de Serena, et connaît aussi le sort des alliés des pionniers martiens grâce à Andrew. 

   Et la fin de ce tome laisse de nouveau le lecteur sur le cul, si vous me passez l'expression. C'est incroyable à quel point, en une seule ligne, Victor Dixen est capable de faire imploser le cerveau de son lecteur, de remettre en question toutes nos convictions et nos certitudes en une poignée de mots. Il faut encore attendre jusqu'à la fin de l'année avant de lire la suite, et c'est trop long, bien trop long. Même Phobos : Origines n'a pas su me distraire suffisamment longtemps, puisque je l'ai dévoré en une soirée. Ça va être long. Et dur. Attendre. 

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