samedi 30 juillet 2016

Moment de vie livresque : Livres de cours + livres d'occasion + Harry Potter #4

   Salut à tous !
   On se retrouve pour le rendez-vous mensuel que j'ai lancé il y a déjà quelques mois, le Moment de Vie Livresque, que l'on peut abréger en MVL.
   Comme chaque mois, je vais vous présenter les livres que j'ai acquis au cours du mois, les livres que j'ai lu, et enfin quelques choses diverses, comme les séries que j'ai regardé par exemple.
   Et en ce mois de juillet, je dois avouer que je n'ai pas été très raisonnable. Il y a beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de livres, qui ont atterrit dans ma PAL, mais j'ai deux raisons à cela : ma fac a enfin updaté les programmes pour ma licence, et donc j'ai dû aller les acheter pour les lire avant que le semestre ne commence ; et je suis allée faire un tour à EasyCash en début de mois, et je suis donc repartie encore avec des livres. 
   En plus, j'ai fait une panne de lecture ce mois-ci, et mon taux de lecture fut donc minime : je n'ai lu qu'un seul livre. Et oui. 
   Bon, on commence ?

Book Haul

Je vais diviser ce Book Haul en trois catégories, parce qu'il est assez lourd et conséquent.

   I - Les livres d'occasion :



   J'ai fait de jolies petites affaires à EasyCash plus tôt dans le mois ; en effet, cela faisait longtemps que je voulais acquérir Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, et je suis une grande fan de la saga des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. Je n'ai jamais acheté cette dernière cependant, les ayant tous lus au CDI de mon collège, et je me retrouve bien bête maintenant que je les veux dans leurs éditions originales, puisque je les ai lus dans ces versions, et que celles-ci ne sont plus éditées. J'avais en ma possession le tome VI de la saga, Ascenseur pour la peur, et j'ai maintenant les trois premiers tomes. Manque plus que neuf. 

  J'ai donc acheté :
  • Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai Sije
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 1 : Tout commence mal, de Lemony Snicket
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 2, Le Laboratoire aux serpents, de Lemony Snicket
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 3, Ouragan sur le lac, de  Lemony Snicket 
    II - Les livres pour la fac :




    Bon, ceux-là ils sont dans ma PAL parce que, hé, bien obligée si je veux réussir mes études et avoir ma licence cette année. Donc, bah pas grand-chose à remarquer, si ce n'est que je ne connaissais qu'un seul titre : Manon Lescaut, bien que je ne sache pas de quoi ça parle. Sinon, quelle est cette obscure attirance qu'on les professeurs pour les éditions GF ? Sérieux, elles sont illisibles, tenez, si vous voulez rebuter quelqu'un à la lecture, présentez-lui un classique des éditions GF, il va adorer (non). Le texte est dense, c'est écrit petit, c'est atroce. Bref. 

   J'ai donc acheté :
  •  Igitur, Divagations, Un coup de dés, de Stéphane Mallarmé
  • Les Confessions, livres I à VI, de Jean-Jacques Rousseau
  • Henri d'Ofterdingen, de Novalis
  • Scènes de la vie d'un propre à rien, de Joseph von Eichendorff
  • Manon Lescaut, de l'abbé Prévost
  • Mémoires I, de Saint-Simon
   III - Les livres que c'était pas du tout raisonnable de les acheter après tout ça mais que j'ai acheté quand même parce que je fais ce que je veux d'abord :

   Oui, bon là par contre c'était parfaitement déraisonnable d'acheter les livres que je vais vous présenter maintenant, sachant que j'avais déjà acheté dix livres auparavant. Mais bon. Ça fait du bien d'être déraisonnable de temps en temps.


   Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être que je collectionne les éditions de Harry Potter. Bon, d'accord, il doit y avoir deux photos, mais bref. J'aimerais beaucoup avoir les éditions originales de Bloomsbury dans leur intégralité. J'ai déjà en ma possession les tomes 5 et 6, et voilà que j'ai trouvé complètement par hasard le tome 7 en plein milieu d'un rayon de l'Espace Culturel le plus proche de chez moi, le truc improbable quoi. 
   J'ai trouvé également le roman de William Lafleur, Point final. L'auteur de ce roman est plutôt connu sur Twitter sous le nom de Monsieur le Prof, et tweete avec cynisme et humour ses journées de professeur d'anglais. Ça fait un bout de temps que je cherche son roman en librairie. 

   J'ai donc acheté :
  • La Vérité à propos d'Alice, de Katherine Webb
  • Le Maître des Illusions, de Donna Tartt
  • Juste une ombre, de Karine Giebel
  • Harry Potter and the Deathly Hallows, de JK Rowling
  • La Rose et la Tour, de Fiona McIntosh
  • Point final, de William Lafleur

 Update Lecture

   Bon, finalement heureusement que je n'ai lu qu'un seul livre ce mois-ci, car cet article commence à se faire long. 


   Je vous ai fait la chronique récemment sur le blog (hier soir en fait) mais voilà. Le seul livre que j'ai lu dans le mois. Voilà. Donc actuellement je me sens telle une Cersei Lannister accomplissant sa marche de la honte avec une septa qui scande "Shame !" sans discontinuer en agitant sa petite cloche. Bon, j'exagère. Mais quand même.

   J'ai lu ce mois-ci :



 Comme d'habitude, vous pouvez accéder à la chronique des livres lus en cliquant sur le titre

Update Séries

 

   Ce mois-ci, j'ai repris et commencé deux longues séries. Ce sont de vieilles séries qui passaient dans mon enfance, j'en ai vu une à 9 ans, et je commence l'autre seulement maintenant. Je parle de Gilmore Girls et One Tree Hill. Je découvre donc One Tree Hill, ou Les Frères Scott en VF, que maintenant, et oui, je ne savais même pas de quoi parlait la série avant de la commencer début juillet, et j'avoue que j'accroche plutôt moyennement pour l'instant. Par contre, y a un truc génial dans cette série : la BO est parfaite. Je suis tombée amoureuse des musiques de One Tree Hill, déjà rien que pour celle du générique, mais alors même les autres sont super.
   En revanche, je revois avec le plus grand plaisir Gilmore Girls pour la troisième fois. C'est si génial de retrouver Lorelai et Rory, toute la sass de Michel, Sookie, Paris, tout le monde ! J'aime tellement la petite ville dans laquelle ils vivent tous, Stars Hollow, c'est le genre de petite ville tranquille où le seul gros problème qu'il puisse y avoir, c'est que Luke soit à court de café. Cette série est si feel-good, si fraîche, je la recommande à tout le monde ! J'ai même réussi à mettre ma mère à la série qui est en train de la dévorer en ce moment même.

   Ce mois-ci, j'ai donc vu :


  • One Tree Hill, saison 1, épisodes 1 à 8
  • Gilmore Girls, saison 1, épisodes 1 à 14   

   Eeeet, c'est tout pour ce Moment de Vie Livresque ! J'espère qu'il vous a plus. N'hésitez pas à me laisser vos propres achats et lectures du mois en commentaires sous l'article ! Je vous retrouve fin août pour le prochain MVL ! 

vendredi 29 juillet 2016

Jours sans faim

Auteur : Delphine de Vigan
Edition : J'ai lu
Parution : 7 janvier 2009
Genre : Contemporain

Résumé : Laure a 19 ans, elle est anorexique... Jours après jours, elle raconte, analyse, décrit... Trois mois d'examen de soi, d'une vie comme dans un aquarium, un livre sincère, sans rancune, sans apitoiement, juste la précision des mots et la vivacité de l'analyse.

"Faut bien du courage pour arrêter de manger, dit un soir une dame en robe de chambre matelassée.
Laure ne tente pas d'expliquer. Elle dit non madame, ça n'a rien à voir."

   Il y a tellement de choses à dire sur ce petit roman. 125 pages, c'est tout petit, mais c'est suffisant pour remettre en question tout notre petit monde.
   Car oui, je l'avoue, comme beaucoup de monde avant moi, j'ai regardé des documentaires morbides sur les jeunes filles qui ont des problèmes de poids, que ce soit d'anorexie ou d'autres choses d'ailleurs, des documentaires qui souvent blâmaient ces malades parce que, quand même "il faudrait arrêter ces enfantillages et la crise d'adolescence, et ça suffit ces bêtises". Bien sûr, en grandissant on mûrit, et je commence à m'intéresser à ce sujet. Quand j'ai vu que Jours sans faim avait été écrit par Delphine de Vigan, une auteure que j'adore, je me suis jetée dessus.

   Dans ce roman, on suit Laure, une jeune fille de 19 ans et anorexique. Au début de ce roman, elle se fait interner dans un hôpital car son état est bien trop critique pour la laisser continuer à se faire du mal. Nous la suivons alors partout : quand elle mange, se fait soigner, échange avec les patients, on la voit s'inquiéter de plus en plus de voir son corps se regonfler, reprendre des formes peu à peu. 
   Il y a un paradoxe qui se dégage de ce roman : le lecteur, ainsi que le personnage, ont un sentiment à la fois de vide et de remplissage : tout au long du roman les notions de nourriture, kilos, calories, gras, graisse, etc, sont omniprésentes, c'est quelque chose qui obsède le personnage de Laure : elle est terrifiée de voir son corps reprendre du gras, le centre hospitalier dans lequel Laure est internée est spécialisé dans les maladies liées au poids, comme l'obésité morbide ou l'anorexie. Elle est notamment fascinée par un monsieur obèse et une dame qui a pris beaucoup de poids car elle boit beaucoup trop d'eau (12 litres par jour).
  On ressent un sentiment de vide également car Laure se sent très seule dans sa maladie : incomprise par les autres, certains ne voient là qu'une façon de plus qu'on trouvé les ados pour qu'on porte leur attention sur eux au lieu de l'accorder aux "honnêtes gens", où alors ne considèrent pas l'anorexie comme une maladie. Le personnage de "la bleue", c'est une vieille dame en robe de chambre bleue, incarne bien le genre des personnes qui blâment ces malades d'anorexie ou d'obésité, qui n'ont pas d'empathie à leur égard : "Combien ? Vous les mangez tous ? Ah, ça, on ne dirait pas. Ça coûte très cher, aux hôpitaux, les gens comme vous.". Je ne cite jamais les livres que je chronique, mais exceptionnellement, je le fais ici. Pourquoi ? Parce que, à chaque fois que La Bleue se manifeste, c'est pour tenir des propos insultant envers les "gens comme Laure". Ce sont des propos que, j'en suis, sûre, chaque anorexique, et je pousserais peut-être jusqu'à dire "chaque adolescente", a entendu au moins une fois dans sa vie. Elle subit ce que l'on appelle du body shaming, c'est-à-dire quand des personnes viennent te faire remarquer que "tu devrais avoir honte parce que ton corps n'est pas normal", ici "Parce que tu refuses d'être normale, hein, par ta faute, tu coûtes cher aux hôpitaux pour qu'ils puissent soigner les fruits de ton inconscience" ou quelque chose dans ce goût-là . Et j'ai été touchée par les propos de La Bleue même si je ne suis pas anorexique, parce que je suis touchée par ce body shaming très souvent. Toi aussi, j'en suis sûre, toi qui me lit, et certainement d'autres personnes autour de nous. La Bleue est là pour dénoncer ce genre de personnes, et pour dire que "et si on arrêtait de se faire du mal les uns aux autres et qu'à la place, on s'entraidait, et on s'encourageait ?" Vous ne trouvez pas que le monde serait mieux ainsi ? 
   
   Jours sans faim est un roman plein d'espoir, mais aussi d'incertitudes. En effet, tout au long du roman, Laure ne cesse de progresser, elle mange tout ce que lui donne les médecins, joue le jeu de la pompe qu'on lui met dans le corps pour faire passer plus de nutriments en elle, elle ne triche jamais, bien que cela la terrifie de voir son corps redevenir viable, de reprendre des couleurs, de sentir son corps revenir à la vie. On comprends au fur et à mesure que l'on avance pourquoi Laure est aussi terrifiée, quelles sont ses motivations à se raccrocher à sa maladie par moment. Mais on ressent des incertitudes, des fêlures chez elles, le lecteur se demande si elle va craquer, quand, comment. Jusqu'à la dernière page, on se demande si Laure peut tenir le coup dans le monde extérieur, après trois mois d'internement et de surveillance d'elle-même, tellement sa situation ne tient qu'à un fil, tellement elle-même pourrait se briser de nouveau.

   Je m'arrête ici pour ne pas vous gâcher le plaisir de lire ce roman, mais si vous êtes intéressés par ce genre de sujet, mais sans vraiment se prendre la tête pour commencer, je vous conseille de lire Jours sans faim : d'abord, pour la taille du roman, il est véritablement minuscule, ensuite, parce que c'est Delphine de Vigan et que sa plume est divine. Et enfin, parce que le sujet est dur, mais est abordé ici avec une certaine douceur, qui peut aider ceux qui ne sont pas intéressés de base à ce sujet là, à entrer dedans. C'est le sujet de l'anorexie, mais vu sous le jour de la guérison, de l'espoir.

mercredi 20 juillet 2016

The 100, saison 2 | Chronique Série

Titre original : The 100
Créée par : Jason Rothenberg
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 22 octobre 2014
Sur : The CW (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 16 épisodes
Statut : Terminée depuis le 11 mars 2015
Avec : Eliza Taylor, Bob Morley, Paige Turco, Marie Avgeropoulos, Lindsey Morgan, Alycia Debnam-Carey Ricky Whittle, Richard Harmon, Isaiah Washington, Henry Ian Cusick, Devon Bostick, Christopher Larkin.

   Pitch : Il y a un siècle, un holocauste nucléaire décimait la population de la Terre en détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont ceux qui vivaient dans le complexe de douze stations spatiales, l'Arche, qui étaient déjà en orbite à l'époque. Trois générations plus tard, le gouvernement de l'Arche décide d'envoyer 100 prisonniers mineurs sur Terre pour déterminer si la planète est viable ou non. Ensemble, face à un monde dont ils ne savent rien, ils devront prendre des décisions difficiles au sujet de la vie, de la mort, de la survie de la race humaine. 
   On se retrouve aujourd'hui pour parler de la saison 2 de The 100, que j'ai découvert il y a très exactement un an maintenant, à la suite de la saison 1 que j'avais dévoré. Afin de vous éviter le désagrément que peuvent causer les spoilers, je vous conseillerais de voir la saison 1 ou de lire ma chronique sur le sujet avant celle-ci. 

   En ce début de saison, quatre intrigues vont se dérouler séparément, pour finir par se rejoindre progressivement.
   Nous reprenons donc l'histoire exactement au même moment auquel nous avions laissés nos personnages, en fin de saison dernière, en plein cliffangher. Après l'attaque des grounders au camp des délinquants, la plupart ont pu se réfugier dans la capsule avant de gazer les attaquants. Ces derniers ont été récupérés par d'autres étranges personnes qui les emmènent dans un lieu tout aussi étrange. Nous laissions alors Clarke à ce moment-là, découvrant le décor autour d'elle et s'apercevant qu'il s'agit du Mont Weather, la montagne que les sky people tentent d'atteindre depuis le début. 
   Au début de cette saison, on en apprend davantage sur ces étranges personnes qui ont kidnappé Clarke et les autres. Amis, ennemis, alliés, vous découvrirez tout cela dans cette saison. Clarke va notamment apprendre des choses qui vont faire naître de la méfiance en elle. Elle va devoir s'enfuir pour trouver à l'extérieur l'aide dont elle a besoin pour aider ses amis. 
   Parallèlement au moment où les sky people sont emmenés à Mont Weather, l'Arche a réussi à rejoindre la Terre et à ramener le reste du peuple de Clarke sur la planète. Tout le peuple, sauf le chancelier Jaha qui est resté sur la structure de l'Arche, dans l'espace, pour diriger mécaniquement le vaisseau vers la Terre. Il reste donc là-haut, condamné à mourir dans les étoiles, du moins c'est ce que nous croyons, vous vous doutez bien que ce n'est pas aussi simple que cela. 
   De leur côté, Raven et Murphy, blessés, sont retrouvés par l'Arche et soignés. Bellamy retrouve deux des délinquants, Monroe et Sterling, avec lesquels il sauve Finn qui a été capturé par des grounders. Ensemble, il recherchent le reste de leur peuple. 
   Enfin, Octavia et Lincoln, sont partis de leur côté. Ils cherchent un remède contre l'empoisonnement d'Octavia. Celle-ci aperçoit un monstre, qui va être un nouvel ennemi lors de cette saison.
    Cette saison porte en elle les thèmes de l'alliance et de la confiance. En effet, les deux peuples ennemis, les sky people et les grounders, qui se faisaient la guerre dans la saison 1, sont obligés de mettre en application l'adage "l'union fait la force" et de réunir leurs armes pour se battre ensemble contre un ennemi commun.


   Beaucoup de personnages évoluent fortement lors de cette saison. A commencer par Octavia et Bellamy Blake. Ces derniers changent du tout au tout en termes de traitement de personnages. Octavia, grâce à l'enseignement du combat qu'elle obtient dans cette saison, devient plus combative, mais aussi plus sombre. Son changement est marqué également par son apparence : elle prend la tenue et le maquillage grounder, qui marque le changement de son appartenance dans son cœur : elle se sent l'âme d'une grounder plus que celle d'une sky people.


    Sur le personnage de Bellamy est opéré un changement plus interne : il était un anti héros en début de saison 1 qui commençait doucement à changer, et il prend les qualités du héros dans cette saison. Le héros, dans la fiction, et surtout dans la fantasy, est le personnage qui accomplit de hauts faits, et est porteurs de valeurs telles que le courage, l'espoir et l'abnégation (= abandon du bénéfice personnel pour le bénéfice communautaire. Ex : les chevaliers devaient faire vœu d'abnégation pour servir ceux qui étaient dans le besoin). Dans cette saison, Bellamy incarne toutes les caractéristiques du héros citées ici. Il fait preuve de courage en se mettant dans des situations dangereuses pour sauver son peuple, il incarne celui dans lequel Clarke, et même tout son peuple, place tous ses espoirs en fin de saison, et il abandonne le bénéfice personnel (diriger son peuple pour permettre d'accomplir ses propres desseins) pour le bénéfice communautaire (tout mettre en œuvre pour sauver son peuple).


    Cette saison 2 est une très bonne saison, pour plusieurs choses : d'abord, elle renouvelle grandement la série : c'est un peu un chamboule-tout,  tout ce que nous pensions savoir de cette série est soudain renversé, et ce, tout au long de la saison : un nouvel ennemi apparaît, l'ancien ennemi devient finalement un allié, des trahisons en tous genres arrivent, et des personnages évoluent ou changent du tout au tout. Et pourtant, elle arrive à garder l'esprit de la saison 1, et c'est un bon point également. Quand une série change un peu trop d'une saison à l'autre, cela peut déranger le spectateur qui va se lasser de la série. Il faut se renouveler, mais garder un équilibre, sinon la série peut faire un effet "jumping the shark" (je vous renvoie à la page Wikipedia sur le sujet), et la série le fait très bien avec cette saison.
   De plus, la série a enfin un générique. Ça a l'air de rien, comme ça, mais personnellement, le générique est un de mes moments préférés d'un épisode de série. Pour moi, c'est une qualité de bonne série : si les showrunners ont pris le temps de bosser sur un générique de qualité, cela veut dire qu'ils sont suffisamment perfectionnistes pour que leur série elle-même soit de qualité. La preuve pour moi : mes séries préférées ont toutes un générique génial : Buffy, Gilmore Girls, Game of Thrones, Friends par exemple. Celui de The 100 est assez bien fait, d'ailleurs, j'aime beaucoup les plans hélicoptère sur les forêts et le ciel.
   Enfin, la fin de saison est dantesque. Personnellement, elle m'a prise aux tripes, m'a souvent laissée hors d'haleine, et elle finit sur un évènement, qui, avec du recul, était assez logique, mais qui, sur le coup, était très inattendu, ainsi que la nouvelle intrigue et menace pour la saison 3, qui nous laisse trépignants d'impatience pour regarder la saison 3.

   Vous l'aurez compris avec cet avis, mais cette saison 2 de The 100 me semble, à mon humble avis de personne pas du tout experte dans le domaine, parfaite à tous points de vue : acteurs, jeu des acteurs, scénario, intrigues, il a tout. Elle est excellente, c'est celle-ci qui m'a fait mettre la série dans ma catégorie "séries préférées". The 100 est une des meilleures séries de SF qui m'a été donné de voir.

samedi 16 juillet 2016

The 100, saison 1 | Chronique Série

Titre original : The 100
Créée par : Jason Rothenberg
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 19 mars 2014
Sur : The CW (USA)
Vue en : VOSTFR, VF
S'étend sur : 13 épisodes
Statut : Terminée depuis le 11 juin 2014
Avec : Eliza Taylor, Bob Morley, Paige Turco, Marie Avgeropoulos, Lindsey Morgan, Ricky Whittle, Richard Harmon, Isaiah Washington, Henry Ian Cusick, Devon Bostick, Christopher Larkin.

   Pitch : Il y a un siècle, un holocauste nucléaire décimait la population de la Terre en détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont ceux qui vivaient dans le complexe de douze stations spatiales, l'Arche, qui étaient déjà en orbite à l'époque. Trois générations plus tard, le gouvernement de l'Arche décide d'envoyer 100 prisonniers mineurs sur Terre pour déterminer si la planète est viable ou non. Ensemble, face à un monde dont ils ne savent rien, ils devront prendre des décisions difficiles au sujet de la vie, de la mort, de la survie de la race humaine. 
    Je sais.
   J'aurais dû sortir cette chronique avant la chronique sur la saison 3 de The 100. Mais que voulez-vous, j'ai mis mon cerveau sur le mode off pendant ces vacances d'été, et j'ai pas vraiment réfléchi. Pardon.
     Je l'avoue, je n'étais au départ pas particulièrement prédestinée à regarder The 100. J'ai découvert la série à sa sortie, parce qu'une de mes amies suivait la série depuis le début, et aimait beaucoup. Le souci, c'est que j'ai un a priori certain envers le network de la CW. Il s'agit d'une chaîne publique aux États-Unis qui est spécialisée dans les séries écrites pour plaire essentiellement aux adolescents : The Vampire Diaries, Gossip Girl, Reign par exemple. Outre le fait que (attention, avis personnel en approche) je ne trouve pas ce genre de séries particulièrement représentatives de leur public, essentiellement adolescent (actrices ne dépassant pas la taille 34, acteurs souvent choisis autant pour leurs compétences queç sur des critères physiques, de "beauté standarde", etc), les thèmes ne sont pas franchement variés non plus. (ne vous méprenez pas, j'aime certaines séries de la chaîne, je déplore simplement son manque de variété dans sa programmation)
   J'ai décidé de laisser sa chance à The 100 quand j'ai vu que la chaîne commençait à comprendre que son public veut de la diversité, et que cette dernière diffusait des séries comme Crazy Ex Girlfriend et Jane the Virgin, qui, même si on n'est pas fan, nous devons reconnaître que ce sont de petites révolutions à la télévision. Et The 100 est également une révolution dans la programmation de la chaîne.
   Bref, toute cette intro pour dire que The 100 est une de mes séries préférées à présent, tout d'abord parce que ce n'est pas souvent que l'on voit une série de SF à la télévision, et que celle-ci est d'une grande qualité.



   The 100, c'est d'abord l'adaptation d'une trilogie de Kass Morgan, The 100. Celle-ci raconte l'histoire de notre société humaine, qui, après avoir survécu à une guerre nucléaire, s'est exilée dans l'espace, dans un vaisseau appelé l'Arche. 100 ans plus tard, une centaine d'adolescents délinquants sont envoyés sur Terre en éclaireurs pour déterminer si la planète est de nouveau viable. Voici le pitch de départ que partagent la trilogie et la série. A partir de là, les deux se désolidarisent, l'adaptation prend beaucoup de libertés par rapport au matériau original. Non, ne partez pas ! En fait, c'est un atout pour cette série. Jason Rothenberg, le showrunner, a bien compris que la base sur laquelle se construit l'univers de Kass Morgan a beaucoup de potentiel, mais pas de la façon dont l'auteure l'a exploité. C'est pour cela que la série rassemble beaucoup de fans, et la trilogie beaucoup moins, Jason Rothenberg a su proposer quelque chose d'objectivement meilleur, autant dans le scénario que la mise en scène, avec la base des romans.
   Et si les intrigues de The 100 sont passionnantes, les personnages de la série le sont tout autant. Forts, complexes, ils ont beaucoup de personnalité. Notamment les personnages féminins, qui ont une vraie âme de leaders naturels. Clarke par exemple, s'impose naturellement comme le chef vers qui l'on se tourne lorsqu'il y a un problème :



   Dans cette série, les personnages féminins ne sont pas là pour faire de la figuration, ni pour être jolis, on a vraiment besoin d'eux. On a parlé de Clarke, mais Raven est clairement celle vers qui on se tourne lorsqu'il y a un problème d'ordre mécanique par exemple. D'autres ont eu une évolution fulgurante sur plusieurs épisodes, comme Octavia. Rien que sur la saison 1, on peut dire que la jeune fille n'est pas du tout la même au début et à la fin. Elle devient plus forte, plus combative. Ce ne sont que des exemples parmi d'autres, mais cela fait un bien fou d'avoir une série, sur la CW, qui, rappelons-le, est un network qui cible principalement les adolescents, et surtout les adolescentes, de voir de tels personnages féminins à la télé, de pouvoir les prendre comme modèle, s'identifier à elles.


   Mais la série compte bien sûr son lot de personnages masculins intéressants. A commencer par Bellamy. Lui aussi a droit à une belle évolution au cours de la saison. Il commence la série comme un anti-héros, antipathique et doté une dangereuse éloquence, il se met la majorité des 100 dans la poche pour empêcher le reste de l'Arche de les rejoindre sur Terre. Mais c'est un jeune homme qui se cache derrière un mur de dureté, de sarcasme et d'agressivité, parce qu'il a bien compris que la vie est dure, et que l'on est perdu si l'on montre une trop grande bonté, trop d'empathie, de gentillesse et de prévenance, et ce sont des qualités dont il est doté en grande quantité. C'est aussi un personnage qui manque beaucoup d'estime de soi, en tous cas en ce début de saison, même s'il le cache derrière les barrières qu'il a érigé, et il commence à fissurer ses murs dans cette saison 1, quand il comprend que certains personnages placent leur confiance en lui, et le croient capable d'accomplir de belles choses. Et Bob Morley, qui incarne le personnage, est un très bon acteur qui parvient à injecter toutes les nuances du personnage dans son jeu sans jamais en faire trop. 
   Aux intrigues qui se jouent sur Terre, s'ajoutent en parallèle celles du reste du peuple sur l'Arche. Et ces dernières ajoutent une touche politique à la série. Des complots se fomentent, un en particulier : un peu avant que les 100 descendent sur Terre, le chancelier se fait tirer dessus, et l'enjeu de la saison est de découvrir qui est le coupable. D'un autre côté, l'Arche s'affaiblit de jours en jours, ce qui contraint le gouvernement de faire des choix difficiles pour leur survie. 
   Avec ses intrigues captivantes ses personnages très intéressants, son scénario et sa photographie magnifique (des décors cosmiques et des forêts vierges !), The 100 demeure à mon sens une des meilleures séries de science fiction que j'ai pu voir, et même une des meilleures séries toutes confondues, qu'il m'ait été donné de voir. Je recommande chaudement cette série, vraiment, donnez lui sa chance, vous ne pourrez pas le regretter !

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

mercredi 13 juillet 2016

Outlander, saison 2 | Chronique Série

Titre original : Outlander
Créée par : Ronald D. Moore
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 9 avril 2016 (USA)
Sur : Starz (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 13 épisodes
Statut : Terminée depuis le 9 juillet 2016
Avec : Caitriona Balfe, Sam Heughan, Tobias Menzies, Duncan Lacroix, Gary Lewis, Graham McTavish, Laura Donnelly, Stanley Weber, Claire Sermonne...

   Pitch : En lune de miel en Écosse, avec son mari Frank, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Claire, en entrant dans un cercle de pierres, se retrouve projetée 200 ans en arrière, dans l’Écosse des Highlanders et des Red Coats. Anglaise parmi les Écossais, elle va devoir s'intégrer dans une époque qu'elle ne connaît pas, avec des personnes d'un autre temps dont elle ignore la culture et les traditions, projetée à nouveau au cœur de l'Histoire... 
   La saison 2 de Outlander vient de se terminer, et j'ai été, une fois de plus, totalement chamboulée. En tant que lectrice des livres, j'aurais sans doute dû pouvoir m'attendre à ce que j'allais voir ? Et bien que nenni, parce que la série a cette faculté étrange de respecter son matériau de base avec une grande fidélité, et d'arriver encore à surprendre les lecteurs des livres.
   En tous cas, c'est ce que je ressens après avoir vu l'épisode final de la saison qui la clôt d'une manière magistrale.
   Cette chronique a pour objet la saison 2 d'une série. Afin de vous préserver des éventuels spoilers, je vous recommanderais de voir la saison 1 ainsi que de lire ma chronique sur la saison 1.

   Pour celui qui n'est que simple spectateur de la série, le début de la saison 2 peut sembler très étrange et perdre le lecteur. C'est normal, c'était également le but du livre, comme je l'explique dans ma chronique sur le deuxième tome de la saga. L'idée est de briser toutes les certitudes du lecteur, de briser le puzzle que nous avions constitué à la fin de la saison 1, pour que le lecteur retrouve tous les morceaux au fur et à mesure que la saison avance et les réassemble à la toute fin. Mais encore une fois, même le lecteur du tome 2 peut être surpris par ce début de saison, ainsi que ressentir un peu de frustration. En effet, en début de tome 2, il y a un nouveau personnage qui apparaît, que personnellement j'attendais beaucoup dès le début, mais que les scénaristes ont décidé de faire apparaître bien plus tard dans la saison.

   L'esthétisme de la série est toujours d'une perfection rarement atteinte à la télévision. En effet, ils ont réussi à trouver les plus beaux paysages d’Écosse et de Paris pour tourner, et les costumes que portent les acteurs respectent les costumes originaux jusqu'au plus petit détail : les robes que portent les dames au XVIIIè siècle en Écosse, la tenue de Highlander, la mode parisienne de l'époque, etc...

Prenons un instant pour admirer le travail des costumiers de Outlander.

    La première moitié de l'intrigue se passe presque directement après le moment où nous avons laissé Claire et Jamie dans le dernier épisode de la saison précédente, en route vers la France, afin d'une part d'échapper à Jonathan Randall, le capitaine des Red Coats britanniques, et d'autre part de faire tomber la montée des Jacobites et retarder leur tentative vaine de faire monter Charles Stuart sur le trône, tentative qui mènerait inévitablement à la bataille de Culloden qui fut tragique pour l’Écosse. Ce qui est très appréciable, dans cette saison et dans la série en général, c'est le souci de vraisemblance que la série s'efforce d'atteindre, en tous cas, en version originale. En effet, en France, cela semble logique, les français parlent français, mais dans une série, généralement, par un souci de compréhension un peu ethnocentriste, tout le monde parle la langue natale de la série. On aurait pu s'attendre à ce que tout le script soit donc totalement en anglais, mais ce n'est pas le cas. Tout comme parfois Jamie se laisse aller à parler dans un gaélique que le spectateur ne va comprendre ou non que grâce à la traduction que demande Claire, les acteurs qui jouent des français sont français, et ont un script essentiellement écrit en français, comme celui de Stanley Weber qui incarne le comte St-Germain. C'est au spectateur anglophone de s'adapter et de lire les sous-titres en anglais s'il ne comprend pas le français. De même, Jamie, Murtagh et Claire, qui parlent couramment français, s'adressent aux locaux dans leur langue, et se parlent entre eux en anglais, quand les locaux s'efforcent de parler à Jamie, Claire et Murtagh en anglais quand ils le peuvent, avec un accent français à couper au couteau. On avait déjà eu un aperçu des capacités de Caitriona Balfe de parler le français (et elle le fait très bien) dans la saison 1, et Sam Heughan pour une seule phrase, "Je suis prest" mais j'avoue avoir senti mon cœur faire quelques bonds en entendant Sam Heughan parler le français plus souvent dans cette saison. Que voulez-vous, l'accent écossais, en anglais comme en français, j'adore.

Bon, il n'y a pas de son, mais je vous offre l'image, servez-vous de votre imagination pour le reste.

    L'intrigue de cette saison se déroule en deux parties distinctes, trois pour les plus rigoureux d'entre nous, mais elle se resserre autour de la quête de Claire et Jamie de changer le cours de l'Histoire, et toute action qu'entreprennent nos héros ne vise qu'à atteindre cet objectif. Pourtant, des fantômes dont nos deux protagonistes pensaient s'être débarrasser vont réapparaître et souvent se mettre en travers de leur chemin, ainsi que certains personnages rencontrés à Paris, les empêchant de mener à bien leurs projets. Mais cela, vous le découvrirai en regardant la saison 2. Cette quête les mène d'abord en France, pour rencontrer Charles Stuart et tenter de le convaincre de réfréner la montée des Jacobites, puis celle-ci va les ramener en Écosse, pour les amener à rentrer en plein cœur de l'Histoire. Cette saison aborde, comme la première saison, des thèmes très durs, très importants et très délicats, comme le viol, la guerre, la mort, et le féminisme d'une certaine façon, notion toujours présente dans Outlander . C'est une saison qui met au centre la confiance également, celle que s'accordent les personnages entre eux et qui est mise à rude épreuve tout au long de la saison. Chaque épisode vous fera passer par toute une palette d'émotions fortes, surtout les derniers qui sont magistraux. Prévoyez plusieurs paquets de mouchoirs, voilà mon conseil.

Je ne savais pas comment conclure, mais j'aime beaucoup cette photo, alors voilà. 

   Et voilà, c'est tout pour cette chronique, j'espère vous avoir convaincu de regarder la série Outlander même aux plus réticents d'entre vous, ou de continuer la série à ceux qui avaient déjà vu la saison 1 ! Ce qui est sûr, c'est que pour ma part, j'attends les saisons 3 et 4 avec impatience.

dimanche 10 juillet 2016

Outlander, saison 1 | Chronique Série

Titre original : Outlander
Créée par : Ronald D. Moore
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 9 août 2014 (USA)
Sur : Starz (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 16 épisodes
Statut : Terminée depuis le 30 mai 2015 (USA)
Avec : Caitriona Balfe, Sam Heughan, Tobias Menzies, Graham McTavish, Gary Lewis, Laura Donnelly, Lotte Verbeek, James Fleet, Duncan Lacroix, Simon Callow, Grant O'Rourke, Bill Paterson, Simon Meacock.

   Pitch : En lune de miel en Écosse, avec son mari Frank, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Claire, en entrant dans un cercle de pierres, se retrouve projetée 200 ans en arrière, dans l’Écosse des Highlanders et des Red Coats. Anglaise parmi les Écossais, elle va devoir s'intégrer dans une époque qu'elle ne connaît pas, avec des personnes d'un autre temps dont elle ignore la culture et les traditions, projetée à nouveau au cœur de l'Histoire... 
   Avec ce titre et ce pitch, vous aurez sans doute reconnu d'où est tirée cette série. Il s'agit en effet de l'adaptation du roman Outlander de Diana Gabaldon. C'est un peu la mode depuis quelques années, d'aller chercher des sagas de romans des années 1990 pour en faire des séries télévisées. Ça a notamment commencé avec Game of Thrones, la série tirée des romans A Song of Ice and Fire que George R. R. Martin a commencé à écrire en 1995. Outlander ne fait donc pas exception à la règle. La série fait cependant peu de bruit en France, mais heureusement, beaucoup plus aux Etats-Unis, car non seulement nous avons eu droit cette année à une saison 2 d'une qualité égale, sinon supérieure à la saison 1, mais Starz a commandé non pas une nouvelle saison, mais deux d'un coup pour les deux prochaines années ! Autant dire que vous allez m'entendre vous en rebattre les oreilles, de Outlander.

   Au début de la série, l'intrigue prend place en 1945. L'Allemagne vient de capituler, et Claire Randall, incarnée par Caitriona Balfe, qui était infirmière sur le front, peut partir avec son mari Frank (Tobias Menzies) dans une deuxième lune de miel afin de se retrouver. Ils partent pour l’Écosse, où Frank, historien et bientôt professeur d'Histoire à Oxford, espère trouver des informations sur un de ses ancêtres. Par un étrange concours de circonstances, Claire va se retrouver projetée en 1743, en Écosse, en plein milieu d'une bataille opposant les Highlanders du clan McKenzie, et les Red Coats anglais. En tant qu'Anglaise recueillie par les Highlanders, Claire va se retrouver la cible de tous les dangers dans ce monde hostile qui lui est inconnu.
   La première chose que l'on peut remarquer dans cette série, c'est à quel point la photographie de la série est magnifique. Les paysages de l’Écosse sont absolument splendides, et ils sont sublimés par la qualité de la caméra et du tournage. On en a déjà un aperçu avec le générique, superbe, avec une musique qui vous restera dans la tête longtemps : "Siiiiing me a sooong of a lass that is gooooone, say, could that lass, be I ?"

"Merry of soul, she sailed on a day, over the sea to Skye".
   
   Ce que vous allez apprécier, également, dans Outlander, ce sont ses personnages. Pour la plupart très attachants à leur manière, vous allez adorer connaître leurs histoires, les suivre dans leurs aventures, etc... Claire, parmi eux, va bien sûr tenter de rentrer dans son époque par le cercle de pierre qui l'a aspirée dans le temps, et va déployer des trésors d'imagination pour mener à bien son projet. On rencontre Jamie (Sam Heughan) également, un soldat et dresseur de Pokemon de chevaux présenté comme étant du clan McKenzie, recherché par les Anglais avec lesquels il a un passif sanglant. Il y a Laoghaire aussi (qu'il faut apparemment prononcer "Leary" en anglais) qui est amoureuse de Jamie depuis toujours, bien qu'il ne se soucie pas d'elle. Bref, vous avez compris l'idée, plein de personnages avec des histoires entremêlées parmi lesquels notre personnage principal, Claire, va devoir évoluer et s'intégrer.

   Les intrigues dans Outlander sont également très intéressantes. En effet, par une malheureuse coïncidence, Claire va se retrouver au temps de l'ancêtre de Frank, son mari dans son présent à elle, le tristement célèbre Jonathan "Blackjack" Randall. Tristement célèbre, car il s'agit probablement du pire salaud (pardonnez l'expression) que j'ai pu rencontrer dans une œuvre de fiction. Il va causer bien du tort à nos protagonistes tout au long de la saison, et c'est un euphémisme. De plus, Claire, comme mentionné plus haut, est une Anglaise. Elle n'est donc en sécurité nulle part dans ce passé, car les Highlanders se méfient des Anglais, des outlanders, des "Sassenachs" en gaélique. Mais d'un autre côté, elle ne peut pas retourner vers les Anglais car Blackjack Randall nourrit une curiosité perfide envers elle. Mais ne vous en faites pas, car le clan McKenzie a une solution qui les arrangent bien, et vous la découvrirez en regardant la saison.
   Un autre point intéressant, c'est que cette série a un côté très historique ; puisque Claire, femme du XXè siècle ayant vécu avec un oncle archéologue qui l'emmenait sur les chantiers, puis avec un mari historien, qui de plus s'intéressait particulièrement à l'histoire de l’Écosse juste avant que Claire ne disparaisse, celle-ci a une vague idée de ce qu'il doit arriver aux alentours des années 1745 en Écosse : la montée des Jacobites, ainsi que leur déchéance en 1746 lors de la bataille de Culloden, qui a vu l'anéantissement de tous les soldats highlanders ainsi que de la culture écossaise et gaélique telle qu'on la connaissait avant. Claire évolue donc au beau milieu d'un grand pan dans l'Histoire du Royaume Uni.

 Appuyer là où ça fait mal.

   On trouve également une vision féministe dans beaucoup d'épisodes d'Outlander : en 1743, on a une application de l'égalité hommes/femmes encore plus inexistante qu'actuellement, et Claire, qui vient du XXè siècle, qui n'hésite pas à se faire entendre, à donner son avis à qui ne veut pas l'entendre, et à donner des leçons d'égalité sociale et de respect de la femme, bref, à exister et ne pas se fondre dans les murs, en étonne plus d'un, dans ce monde plein d'hommes virils en kilts. Elle se met en danger très souvent par ailleurs, à cause de ses connaissances avancées pour l'époque, en médecine, qui font que les gens superstitieux de l’Écosse du XVIIIè la prennent pour une sorcière. Autant dire qu'elle n'est pas très bien vue, et qu'elle va devoir être prudente pour s'en sortir dans ce monde.



Dans Outlander, vous trouverez donc : des paysages magnifiques, des costumes sublimes, des acteurs très talentueux, les cheveux de Sam Heughan, des intrigues et des complots, le kilt de Sam Heughan, des personnages féminins complexes et intéressants, la chemise blanche de Sam Heughan, la robe de mariage de Claire, des "Jesus H. Roosevelt Christ !" prononcés sur le ton de l'indignation/la colère/la frustration, et Sam Heughan qui parle en gaélique.
   Plus sérieusement, Outlander est une série d'une grande qualité, aussi bien de tournage, de mise en scène et d'interprétation, et je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans cette série. 

samedi 9 juillet 2016

Once Upon a Time, saisons 5A et 5B


Titre original : Once Upon a Time


Créée par : Adam Horowitz et Edward Kitsis
 Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 27 septembre 2015 (USA)
Sur : ABC (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 23 épisodes
Statut : Terminée depuis le 15 mai 2015
Avec : Jennifer Morrison, Ginnifer Goodwin, Joshua Dallas, Lana Parrilla, Colin O'Donoghue, Jared S. Gilmore, Emilie de Ravin, Robert Carlyle, Sean Maguire, Rebecca Mader

Pitch : Projetés hors de leur univers de contes de fées dans une petite ville du Maine, Storybrooke, des personnages de contes perdent la mémoire, tandis que Regina Mills, la Méchante Reine de Blanche-Neige, règne sur la ville. Mais un petit garçon, Henry Mills, adopté par cette reine, s'échappe un jour et va chercher sa mère biologique, Emma Swan, qui se trouve être la Sauveuse et celle qui restaure les fins heureuses...
   Si vous n'avez jamais vu la série ou cette saison 5, je vous recommanderai de rattraper la série avant de lire cette chronique. En effet, je risque de spoiler les saisons précédents la saison 5. Si vous êtes à jour ou que ça vous importe peu, bonne lecture !

   Cette saison 5, comme la plupart des saisons précédentes, est divisée en deux intrigues ; la première, qui s'étend sur les épisodes 1-11, que j'appellerai saison 5A, et la deuxième, qui s'étend sur les épisodes 12-23, que je nommerai saison 5B. Je vais donc commencer par parler de la saison 5A :
    
Saison 5A : 

   Dans cette demi-saison, les personnages atterrissent au Royaume de Camelot, à la cour du Roi Arthur et de ses Chevaliers de la Table Ronde. Cela fait j'imagine référence à Merlin l'Enchanteur, bien qu'on ai affaire à un Arthur déjà Roi et entouré de ses Chevaliers de la Table Ronde et de Guenièvre. Ils sont venus quérir l'aide de l'enchanteur Merlin, car ils ont un petit problème, mais vraiment mineur : Emma est devenue la Dark One, la Ténébreuse, elle a pris les pouvoirs qui ont été retirés à Rumplestiltskin (j'ai jamais réussi à écrire ce nom en entier sans regarder sur Google, donc on l'appellera Rumple à partir de maintenant) car ceux-ci devenaient une menace pour Storybrooke à la fin de la saison 4. Emma s'est donc sacrifiée en tant que Sauveuse. Sauf que maintenant, il n'y a plus de Sauveuse pour rétablir les fins heureuses, et on se demande un peu comment ils vont tous se débrouiller et trouver une solution.

Bienvenue à Camelot.
 
   En parallèle de l'intrigue à Camelot, il y a comme toujours une intrigue à Storybrooke, qui se déroule chronologiquement après celle de Camelot. Et la différence que l'on peut remarquer, c'est que, autant à Camelot, on découvre une Dark Emma qui n'a pas succombé aux ténèbres en elles et qui lutte contre elles, autant à Storybrooke, Emma apparaît comme étant la méchante de la saison. Et pour ajouter à leur peine, les autres personnages ont tous perdus la mémoire, ce qui ne nous aident pas à comprendre ce qui a motivé Emma à succomber aux pouvoirs du Dark One. Comme d'habitude, ce sera au travers de flashbacks que l'on découvrira le fin mot de l'histoire (tiens, ça me rappelle une série ça... comment ça s'appelle... Ah, oui ! Lost.) De plus, les scénaristes ont décidé d'introduire un autre univers de conte de fées à Storybrooke : l'univers de Rebelle, avec le personnage de Merida, la princesse écossaise du film d'animation Disney.


   Je suis mitigée sur cette partie de saison. C'est la première fois que je suis vraiment déçue avec cette série. Je crois que les scénaristes ont voulu trop en faire en fait : entre la quête d'Emma pour se débarrasser des pouvoirs du Dark One, les intrigues de Camelot, celles de Storybrooke, de Merida, et l'espèce de fan service que font les scénaristes avec le couple Emma/Killian, on s'y perd, et donc, un spectateur qui se pose des questions pendant le visionnage d'un épisode de série, c'est un spectateur qui n'est plus captivé et qui s'ennuie. C'est le cas pour moi, je me suis assez ennuyée pendant certains épisodes, je me suis beaucoup demandé pourquoi il se passait tel ou tel truc, pourquoi tel personnage, pourquoi telle réplique, pourquoi telle scène ? J'ai trouvé certaines intrigues assez bancales. Je trouve également dommage que certains de mes personnages préférés se retrouvent en arrière plan, sans véritable rôle à jouer dans l'intrigue. Je pense à Killian Jones (Capitaine Crochet dans le monde des contes) qui a joué un peu les potiches durant cette saison 5A.
    Ce que je pourrais dire de positif sur cette demi-saison, c'est le jeu des acteurs. Les acteurs ont toujours un talent assez fou, Surtout Jennifer Morrison qui a dû jouer un double rôle cette saison, et le fait à la perfection. Lana Parrilla est toujours aussi merveilleuse, et j'ai beaucoup aimé le maquillage minimaliste pratiqué sur Jennifer Morrison pour incarner la Emma de Camelot, pour contraster avec l'aspect plus sombre de Emma à Storybrooke.

Sérieux, elle ressemble à Gandalf le Blanc. Mais avec moins de barbe.
 
   Et surtout, ils ont trouvé l'actrice parfaite pour jouer Merida, qui ressemble énormément au personnage du film d'animation, et parle avec un fort accent écossais en VO, et vous savez très certainement à quel point l’Écosse est un pays qui me fait rêver..

Merida <3

   Ce n'est pas un bilan très positif pour cette saison 5A, mais je tiens à dire tout de même que malgré tout, je n'ai pas raté un rendez-vous avec la série chaque semaine. Chaque semaine, le jour même de la sortie de l'épisode, je me mettais devant mon écran pour suivre les aventures de mes héros à l'écran. C'est toujours un plaisir de retrouver Once Upon a Time, il faut lui laisser sa chance. Je rappelle que les showrunners de cette série étaient aussi ceux de Lost, série qui a souvent été critiquée pour ses scénarios un peu trop fantaisistes mais toujours saluée et chaudement recommandée dans sa globalité. 

  Saison 5B :


   Cette deuxième partie de saison sauve pour moi la première partie. C'est cela qu'il y a de bien avec cette série, c'est que, puisque la saison est toujours divisée en deux parties, on a plus de chances d'apprécier au moins une partie de la saison, et donc, pour ma part au moins, il n'y a pas une seule saison que je rejette complètement, pas comme avec d'autres séries par exemple. Mais cette fois-ci, j'ai décidé d'attendre que tous les épisodes soient sortis pour continuer la saison, afin de la regarder à mon rythme en juin dernier.
   On change radicalement d'ambiance avec cette saison 5B. On quitte les mondes colorés de Camelot, de l'Ecosse et de Storybrooke, pour se retrouver dans les Enfers, au royaume d'Hadès, le Dieu Olympien des Enfers. (Donc, on retrouve ici le monde de ? de ? de ? Hercule, oui ! Bravo, vous suivez)


  Bienvenue sur Mars... aux Enfers pardon !
En effet, après un incident qui a été provoqué dans la saison 5A, un des personnages est envoyé là-bas, et Emma et ses amis y descendent pour le récupérer. On reste cependant dans un décor familier, puisque les Enfers ont pris l'apparence d'un Storybrooke meurtri, aux bâtiments à moitié détruits et fondu dans des brouillards rougeâtres. Même les images du générique changent : Habituellement, il s'agit de l'image d'une forêt sur fond bleu, avec généralement un élément capital de l'épisode qui apparaît, et le titre de la série. Mais dans la saison 5B, il change de couleur et passe au orange, pour marquer le changement opéré dans la série. Les efforts fournis par nos héros vont être contrés par le maître des lieux, Hadès, qui ne veut évidemment pas qu'ils réussissent leur mission, et ils vont devoir se battre contre lui.

On avait saisi l'idée. Les cheveux de flammes, c'est sooooo 1997 de toutes façons.

    Étonnamment, cette demi-saison nous en apprend plus sur le personnage de Zelena, la Sorcière de l'Ouest, issue de l'univers du Magicien d'Oz, qui a causé bien des torts à Storybrooke dans la saison 3B. C'est quelque chose que j'ai bien aimé, car cela m'a permis de commencer à apprécier le personnage, qui a gagné en sensibilité et en profondeur. Rebecca Mader est une très bonne actrice, avec un jeu très nuancé, et offre avec Zelena un personnage assez complexe. Je suis également très contente car Killian, un de mes personnages préférés, qui est resté assez en retrait dans la saison 5A, et n'avait pas de rôle véritable, sinon pour servir son couple avec Emma (alors que c'est un personnage qui a tellement plus de potentiel que ça !) a repris sa place de personnage principal qu'il avait acquis dans la saison 3A. L'acteur qui l'incarne, Colin O'Donoghue, est en plus très talentueux, ce qui ajoute à l'amour que j'ai pour le personnage.
   Un autre couple de personnage a retrouvé de l'intérêt à mes yeux : celui de Charming et Blanche-Neige. Dans leur vidéo Rétro Pilot, Julia et Sébastien les ont comparés avec dérision à un flanc (oui, vous savez, ce flanc au caramel dont il faut tirer la languette du pot pour qu'il vienne s'écraser dans votre assiette) mais c'est clairement ça. Depuis la saison 1, ils ont perdu tout intérêt à mes yeux, ils sont fades et n'apportent que peu à l'intrigue, sinon être les parents d'Emma. Je suis ravie de presque retrouver (il y a encore un peu de chemin !) dans cette saison les Charming et Blanche-Neige qu'ils sont dans la Forêt Enchantée.
   J'ai beaucoup aimé cette demi-saison, qui offre certains retournements de situations intéressants, certes parfois évidents, mais il ne faut pas oublier que la série repose sur des bases de contes de fée, qui se doivent d'avoir des intrigues plus ou moins simples pour être ludiques. J'ai notamment été très attristée par un évènement choc qui arrive en fin de saison et dont je tairai les détails. Beaucoup de personnages retrouvent leur intérêt, ce qui me ravit au plus haut point. Ah, et aussi : Colin O'Donoghue. Voilà. Je pense vous avoir convaincus. J'attends la saison 6 avec impatience, qui devrait arriver dans quelques semaines, deux ou trois mois tout au plus.

   C'est fini pour cette chronique série ! J'espère vous avoir convaincu de voir la saison si vous ne l'avez pas vue, et j'attends vos avis si vous l'avez vue ! Je suis toujours ravie d'échanger avec vous, que ce soit sur les séries ou les livres. Je vous retrouve bientôt pour d'autres chroniques sur d'autres séries, notamment les autres saisons de Once Upon a Time dont je livrerai mon avis bientôt. 

mercredi 6 juillet 2016

Les Heures souterraines

Auteur : Delphine de Vigan
Edition : Le Livre de Poche
Parution : 2009
Genre : Contemporain

Résumé : Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines qui fut finaliste pour le prix Goncourt, est un roman vibrant sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, ans un bruit.

    Les Heures souterraines est un roman qui semble être dans la même lignée que No et moi, dans la mesure où il traite des ombres de ce monde, ceux qui voudraient aimer mais ne savent comment faire, ni ne trouvent personne à aimer. Elles capitulent, se cognent aux obstacles, mais toujours se relèvent et continuent à avancer.
   C'est l'histoire d'un jour dans la vie de Mathilde et Thibault. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, et pourtant ils ont un point commun : ce sont deux personnes désespérées qui errent entre les murs de Paris.
   Mathilde, pour avoir osé contrer l'avis de son patron, se retrouve oppressée par son pouvoir, qu'il use sans scrupules, sans aucune chance de s'en sortir. Rendue psychologiquement fragile et physiquement fatiguée, elle n'en peut plus, ne sait même plus comment ni pourquoi elle tient debout, pourquoi elle se bat encore.
   Thibault, dont les rêves de devenir chirurgien ont été réduits à néant par un camarade un soir de biture, est un médecin de ville qui ne connaît que 80% de gastros et 20% de rhumes à soigner. Il est désespéré de ne jamais trouver personne à aimer qui puisse l'aimer en retour. Il vient de quitter sa dernière copine qui ne lui montrait aucune marque d'affection en dehors d'un lit, qu'il n'arrivait pas à cerner.

   J'ai été plus affectée par l'histoire de Mathilde que par celle de Thibault. Celle de ce dernier me semblait moins grave et moins injuste que celle de Mathilde, j'arrivais beaucoup plus à me mettre à la place de celle-ci. Peut-être est-ce parce que je suis une femme moi-même, je n'en sais rien.
   J'ai attendu, attendu, le moment où les personnages se rencontrent, qu'ils interviennent chacun dans la vie de l'autre pour que tout s'arrange, jusqu'à la fin, dont je ne dirais rien, évidemment, pour ne pas gâcher votre lecture.
   Les Heures souterraines, c'est l'histoire de deux cœurs qui battent au cœur d'une ville qui ignore leur existence.

mardi 5 juillet 2016

No et moi

Auteur : Delphine de Vigan
Edition : Le Livre de Poche
Parution : 2007
Genre : Contemporain

Résumé : Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait quelque chose de la vie qui faisait peur.
   Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...

   C'est le premier roman de Delphine de Vigan  que je lis, et j'ai adoré ma lecture. 
   C'est une histoire qui commence par une simple suggestion d'exposé, "les femmes SDF", qui débouche sur la rencontre de la vie de deux jeunes filles, seules et démunies à leur façon. 
   Lou est une jeune fille de 13 ans surdouée et timide, qui passe son temps à imaginer un monde idéal, et à assouvir sa curiosité en "collectionnant" les mots et multipliant les expériences comme comparer les ingrédients dans les plats surgelés. 
   No est une jeune fille à peine plus âgée. Elle rencontre Lou à une station de métro, avec sa petite valise qu'elle traîne partout avec elle et ses vêtements élimés. Deux jeunes filles. Deux adolescentes. Deux personnes perdues dans l'immensité du monde. Et la seule chose qui différencie ces filles, qui fait qu'elles n'appartiennent pas au même monde, c'est que No vit dans la rue. Et pourtant, la vie les a réunies à cette station de métro très précise. Lou va tout faire pour tenter de tirer No de sa situation, pour l'aider avec tous les moyens dont dispose une jeune fille.
   
   Delphine de Vigan a un vrai don pour écrire à propos de ces ombres de la société. Ces personnes brisées que l'on remarque à peine, à côté de qui on passe chaque jour sans poser le regard sur elles. Elle a un don pour nous obliger à regarder, pour pointer du doigt ce qui ne va pas dans notre société, pour parler des choses graves avec légèreté, pour montrer des choses dures à travers des yeux d'enfants. 

   Ce n'est pas forcément le genre d'histoire qui se termine bien, mais c'est une belle histoire d'amitié, d'amour et de tendresse, au sein d'un monde plein de dureté et d'injustices. Ce roman montre qu'il est difficile de vivre dans ce monde si on ne rentre pas dans les petites cases pré dessinées pour que les gens sautent à pieds joints dedans. Avec ce roman, je suis tombée amoureuse de la plume de Delphine de Vigan.  

Moment de vie livresque #3 + Voyage au Canada

Oopsie. 
   Il semblerait que je sois un peu en retard pour le rendez-vous livresque de ce mois-ci.
Mais enfin, si vous avez vu le titre, vous vous doutez bien que si je n'avais pas pris un poil plus de temps à écrire cet article, je n'aurais pas eu grand-chose à raconter au niveau des livres.
   En effet, je n'ai pas eu énormément d'occasions de lire ce mois-ci, car j'ai eu la chance de pouvoir partir une douzaine de jours au Canada au début du mois. Ouais, je sais. C'est la se-cla. J'ai eu l'occasion de visiter une bonne partie de l'Ontario et du Québec, donc la côte est du Canada. J'ai donc juste pu lire deux livres, puisqu'on a passé un peu de temps dans des bus, et j'ai acquis un livre dans une librairie au Quebec. 
   C'est l'heure du (du-du-duel !) (non) Book Haul !

Book Haul

Comme vous allez le voir, ce mois-ci, j'ai été très sage sur mes achats. Encore une fois, je suis tombée sur une petite beauté à la Fnac : cette magnifique édition de l'intégrale du Pacte des Marchombres de Pierre Bottero, qui regroupe les trois tomes de la trilogie "spin off" de La Quête d'Ewilan. J'ai également reçu le tome hors série de Phobos, Phobos : Origines, dont vous avez pu voir la chronique sur le blog déjà. Et j'ai acheté le premier tome de Red Queen au Canada. 
 

En résumé, j'ai acheté au mois de juin (vous pouvez cliquer sur les titres des livres déjà lus pour voir leur chronique.) :

  • Phobos : Origines de Victor Dixen
  • Le Pacte des Marchombres, l'intégrale de Pierre Bottero
  • Red Queen, tome 1 : Red Queen de Victoria Aveyard

 Update lecture :

Etrangement, j'ai lu plus de livres que je n'en ai acheté ce mois-ci, je pense que j'ai le droit à quelques applaudissements, qu'en dites-vous ? 
Ce mois-ci a été un peu le mois Delphine de Vigan. J'ai toujours entendu beaucoup de bien de cette auteure, j'ai d'ailleurs la quasi-totalité de sa bibliographie dans ma PAL, mais je n'avais jamais sauté le pas et lu un de ses romans. Alors ce mois de juin, j'en ai lu trois, presque d'affilée. Voilà.
 

   J'ai donc lu ce mois-ci :
  • No et moi de Delphine de Vigan
  • Les Heures souterraines de Delphine de Vigan
  • Phobos : Origines de Victor Dixen  
  • Jours sans faim de Delphine de Vigan 

Avancement du roman

   C'est la dernière fois que je vous en parle dans cette rubrique, car j'ai enfin commencé à écrire les premiers chapitres. Je fais juste un rapide point ici, pour dire que je sais enfin où je vais exactement avec mes personnages, que je vais tranquillement écrire le premier tome pendant ces vacances, et que je prolongerai l'écriture sur l'année qui arrive selon mon emploi du temps. Voilà !
   Comme je le disais, j'arrête le rendez-vous "Avancement du roman" parce que j'ai commencé à écrire, et donc je préfère me concentrer sur l'écriture. Je donnerai peut-être des nouvelles en disant au passage où j'en suis dans l'écriture dans les Moments de vie livresque. En revanche, je remplace ce rendez-vous par les Update Séries, dans lesquels je répertorierai les séries que je vois dans le mois. Pour ce mois de Juin, par exemple, j'ai vu :
  • Game of Thrones, saison 6
  • Orange is the new black, saison 4
  • Once Upon a Time, saison 5b
  • Outlander, saison 2      
Et voilà !

   C'est tout pour cet article, je vous retrouve le mois prochain (enfin, en fin du mois) pour le point livresque de juillet !

samedi 2 juillet 2016

BILAN | La Sélection : première trilogie : La Sélection, L'Elite, L'Elue

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2012, 2013, 2014
Genre : Dystopie, Romance


Résumé : 35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?

 Attention : Cette chronique a pour sujet une trilogie dans son intégralité. J'essaierai de spoiler le moins possible, mais il s'agit quand même que je donne mon avis sur la totalité de la saga, en l'enrichissant d'exemples tirés des livres. Pour ceux qui ne veulent pas être spoilés, voici ici, ici et , les chroniques séparées de chaque tome. Sinon, je vous propose de lire la trilogie avant cette chronique. Pour les autres, bonne lecture !

   Mon avis est très mitigée sur cette trilogie.
   Je l'ai commencée dans l'esprit que ça allait plus ou moins ressembler à Hunger Games, c'est-à-dire mon Top 1 en matière de dystopie Young Adult, mais version conte de fée. Autant dire que je la commençais dans un état d'esprit très positif.
   De plus, regardez-moi ces couvertures ! Elles sont absolument sublimes. Je peux vous dire que ça en jette dans ma bibliothèque. La collection R des éditions Robert Laffont fait toujours un travail très soigné en ce qui concerne les couvertures de leurs romans, mais là ils ont vraiment mis le paquet.

   Je vais commencer par ce que j'ai aimé dans cette trilogie, parce que j'ai toujours préféré commencer par dire le positif dans chaque chose.
   Eh bien, vous pouvez vous en douter, j'ai aimé toutes les similitudes avec Hunger Games, donc tout ce qui était de l'ordre de la dystopie : le système des castes, proche du système des districts, quoiqu'assez différent quand même, et les problèmes que ce système soulève, plus ou moins bien retranscrit dans l'histoire, à travers les personnages d'America et Aspen et de leurs familles, et avec le soulèvement des Renégats qui viennent régulièrement s'introduire dans le château d'Iléa ;
   J'ai aussi aimé les révélations sur le passé du royaume d'Iléa, et le fait que l'on apprenne que son fondateur n'avait pas que de bonnes intentions ;
    Et enfin, les rencontres d'America et Maxon avec les Renégats, ce qui nous permet de constater la vie de ceux qui, contrairement aux privilégiés de ce monde, n'ont pas la chance de manger ne serait-ce qu'un quignon de pain par jour.
    En ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup aimé chaque fois que Maxon se rend compte de la misère dans laquelle vit la majorité de son peuple, et les réactions que cela engendre chez lui. J'ai aimé chaque fois qu'il tient tête à son tyran de père, ainsi que son courage face à lui, quand on connaît leurs relations plus que cahoteuses. J'aime beaucoup sa personnalité : heureusement pour lui, il a plus pris du côté de sa mère que de son père. Ce n'est pas du tout un petit prince vaniteux et prétentieux, au contraire, il tente de se montrer prévenant envers tout le monde, et pense toujours aux gens autour de lui avant de penser à lui.
   J'aime beaucoup America aussi. C'est une fille courageuse et assez intrépide (cette course-poursuite dans les bois avec les Renégats !) qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et sait se défendre. Évidemment qu'elle m'a fait penser à Katniss sur certains points : elle arrive d'une des castes les plus misérables et méprisées par les privilégiés de ce monde, pour se retrouver sous les feux des projecteurs, et en plus, elle viole les règlements de sa caste, mais non pas pour aller chasser, mais pour voir son fiancé, d'une caste inférieure à la sienne.

   Ce que je n'ai pas aimé, à présent. Et bien, tout le côté romance, qui est beaucoup trop présent à mon goût et supplante le côté dystopie qui aurait pu être mieux exploité.
   Déjà, il y a des triangles amoureux. J'en ai ras le bol des triangle amoureux dans les romans, et dans les séries/films, bref, partout. J'ai rien contre le principe en fait, mais c'est la forme qui me soûle. Dans chaque triangle amoureux que je rencontre, on trouve toujours cette disposition : garçon - fille - garçon. Vous allez pas me dire qu'autre chose n'est pas possible ? Ce serait pas bien, de temps en temps, d'avoir : fille - fille - fille, ou garçon - garçon - garçon, ou encore, tiens, l'originalité poussée à l'extrême : fille - garçon - fille ? Non non, c'est toujours la même chose, et ça me : soûle. Bref, ici nous avons le trio Aspen - America - Maxon, et ce qui me dérange, encore plus que dans tous les autres triangles, c'est que Aspen, il sert à rien dans l'histoire. Ah, si, il est le garde perso d'America, super, comme si un autre garde lambda n'aurait pas suffit à l'histoire. Il est là uniquement pour faire hésiter America à continuer la Sélection, alors que, 1) sa participation sert aussi à sa famille, cela lui rapporte de l'argent et 2) c'est Aspen lui-même qui a poussé America à entrer dans la compétition. Il ne sert qu'à rajouter du drama amoureux à l'histoire alors qu'avec toute l'intrigue que développe Kiera Cass autour de ce thème-là, ce n'était vraiment pas indispensable. Elle aurait pu, à mon sens, développer plus sa partie dystopie et laisser tomber l'idée du triangle. Aspen aurait servi à quelque chose au moins, s'il avait, en tant que garde et donc personne apte à combattre, peut-être pris la tête de la rébellion, ou quelque chose dans ce goût-là.
   Ce qui me dérange, c'est que, l'histoire étant au cœur de la Sélection, notre personnage principal, America, est coupé du monde extérieur, elle est confinée dans cet espace clos, cette espèce de cage dorée, et donc on ne sait pas ce qu'il se passe dehors. Ce n'est pas une dystopie dans laquelle les choses bougent, dans laquelle on veut renverser le pouvoir. Ce que le peuple voit, c'est qu'il aime bien Maxon, et qu'il aimerait bien le voir sur le trône avec une femme des castes inférieures, pour qu'elle puisse proposer des lois qui mettent toutes les castes sur un pied d'égalité jusqu'à, pourquoi pas ? dissoudre ce système.

   Puisque nous somme de l'autre côté du décor, nous ne sommes pas du côté des opprimés, mais de celui des "oppresseurs". Et on comprend que, comme les "oppresseurs" sont confinés dans leur château, le peuple les voit, notamment à la télé, mais eux ne voient pas le peuple, ce qui est problématique pour bien gérer un pays. Et on apprend à les connaître, ces oppresseurs, et à les apprécier. On apprend que Maxon est bon, et veut faire changer les choses à Iléa à partir du moment où il apprend de la bouche d'America que son peuple vit dans la misère pour la plupart. On apprend que la reine est douce, et croit qu'America peut faire changer les choses et être une bonne reine à son tour. Et on apprend que le véritable oppresseur, c'est le roi, qui continue la tâche que le fondateur d'Iléa avait commencé, c'est-à-dire continuer à instaurer une hiérarchie des castes pour diviser le peuple et l'empêcher de se soulever contre le gouvernement. C'est aussi pour cela que le roi ne veut pas que Maxon épouse une Cinq, en l'occurrence, America, car elle pourrait bien, en accédant au pouvoir, détruire ce système que le roi veut préserver.
   Ce n'est donc pas une trilogie qui conclue une dystopie dans son dernier tome, mais une trilogie qui met en place les choses pour commencer à la conclure. La fin de cette trilogie n'en n'est pas vraiment une, c'est un commencement qu'écrit Kiera Cass à la fin de L'Elue. Mais cette fin-commencement est trop rapide à arriver, elle me semble quelque peu bâclée, et c'est une autre source de désappointement pour moi.

   La Sélection reste tout de même une bonne petite trilogie très divertissante qui se lit vite en plus, mais si vous voulez vous y essayer, ne partez pas dans votre lecture avec l'optique que c'est une dystopie pure, car vous seriez un peu déçus, comme moi.
   Je lirai tout de même, sans doute, la deuxième trilogie de Kiera Cass qui raconte une autre Sélection, celle de la fille de Maxon et America. J'ai d'ailleurs déjà L'Héritière dans ma PAL.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour une prochaine chronique !

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