samedi 16 juillet 2016

The 100, saison 1 | Chronique Série

Titre original : The 100
Créée par : Jason Rothenberg
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 19 mars 2014
Sur : The CW (USA)
Vue en : VOSTFR, VF
S'étend sur : 13 épisodes
Statut : Terminée depuis le 11 juin 2014
Avec : Eliza Taylor, Bob Morley, Paige Turco, Marie Avgeropoulos, Lindsey Morgan, Ricky Whittle, Richard Harmon, Isaiah Washington, Henry Ian Cusick, Devon Bostick, Christopher Larkin.

   Pitch : Il y a un siècle, un holocauste nucléaire décimait la population de la Terre en détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont ceux qui vivaient dans le complexe de douze stations spatiales, l'Arche, qui étaient déjà en orbite à l'époque. Trois générations plus tard, le gouvernement de l'Arche décide d'envoyer 100 prisonniers mineurs sur Terre pour déterminer si la planète est viable ou non. Ensemble, face à un monde dont ils ne savent rien, ils devront prendre des décisions difficiles au sujet de la vie, de la mort, de la survie de la race humaine. 
    Je sais.
   J'aurais dû sortir cette chronique avant la chronique sur la saison 3 de The 100. Mais que voulez-vous, j'ai mis mon cerveau sur le mode off pendant ces vacances d'été, et j'ai pas vraiment réfléchi. Pardon.
     Je l'avoue, je n'étais au départ pas particulièrement prédestinée à regarder The 100. J'ai découvert la série à sa sortie, parce qu'une de mes amies suivait la série depuis le début, et aimait beaucoup. Le souci, c'est que j'ai un a priori certain envers le network de la CW. Il s'agit d'une chaîne publique aux États-Unis qui est spécialisée dans les séries écrites pour plaire essentiellement aux adolescents : The Vampire Diaries, Gossip Girl, Reign par exemple. Outre le fait que (attention, avis personnel en approche) je ne trouve pas ce genre de séries particulièrement représentatives de leur public, essentiellement adolescent (actrices ne dépassant pas la taille 34, acteurs souvent choisis autant pour leurs compétences queç sur des critères physiques, de "beauté standarde", etc), les thèmes ne sont pas franchement variés non plus. (ne vous méprenez pas, j'aime certaines séries de la chaîne, je déplore simplement son manque de variété dans sa programmation)
   J'ai décidé de laisser sa chance à The 100 quand j'ai vu que la chaîne commençait à comprendre que son public veut de la diversité, et que cette dernière diffusait des séries comme Crazy Ex Girlfriend et Jane the Virgin, qui, même si on n'est pas fan, nous devons reconnaître que ce sont de petites révolutions à la télévision. Et The 100 est également une révolution dans la programmation de la chaîne.
   Bref, toute cette intro pour dire que The 100 est une de mes séries préférées à présent, tout d'abord parce que ce n'est pas souvent que l'on voit une série de SF à la télévision, et que celle-ci est d'une grande qualité.



   The 100, c'est d'abord l'adaptation d'une trilogie de Kass Morgan, The 100. Celle-ci raconte l'histoire de notre société humaine, qui, après avoir survécu à une guerre nucléaire, s'est exilée dans l'espace, dans un vaisseau appelé l'Arche. 100 ans plus tard, une centaine d'adolescents délinquants sont envoyés sur Terre en éclaireurs pour déterminer si la planète est de nouveau viable. Voici le pitch de départ que partagent la trilogie et la série. A partir de là, les deux se désolidarisent, l'adaptation prend beaucoup de libertés par rapport au matériau original. Non, ne partez pas ! En fait, c'est un atout pour cette série. Jason Rothenberg, le showrunner, a bien compris que la base sur laquelle se construit l'univers de Kass Morgan a beaucoup de potentiel, mais pas de la façon dont l'auteure l'a exploité. C'est pour cela que la série rassemble beaucoup de fans, et la trilogie beaucoup moins, Jason Rothenberg a su proposer quelque chose d'objectivement meilleur, autant dans le scénario que la mise en scène, avec la base des romans.
   Et si les intrigues de The 100 sont passionnantes, les personnages de la série le sont tout autant. Forts, complexes, ils ont beaucoup de personnalité. Notamment les personnages féminins, qui ont une vraie âme de leaders naturels. Clarke par exemple, s'impose naturellement comme le chef vers qui l'on se tourne lorsqu'il y a un problème :



   Dans cette série, les personnages féminins ne sont pas là pour faire de la figuration, ni pour être jolis, on a vraiment besoin d'eux. On a parlé de Clarke, mais Raven est clairement celle vers qui on se tourne lorsqu'il y a un problème d'ordre mécanique par exemple. D'autres ont eu une évolution fulgurante sur plusieurs épisodes, comme Octavia. Rien que sur la saison 1, on peut dire que la jeune fille n'est pas du tout la même au début et à la fin. Elle devient plus forte, plus combative. Ce ne sont que des exemples parmi d'autres, mais cela fait un bien fou d'avoir une série, sur la CW, qui, rappelons-le, est un network qui cible principalement les adolescents, et surtout les adolescentes, de voir de tels personnages féminins à la télé, de pouvoir les prendre comme modèle, s'identifier à elles.


   Mais la série compte bien sûr son lot de personnages masculins intéressants. A commencer par Bellamy. Lui aussi a droit à une belle évolution au cours de la saison. Il commence la série comme un anti-héros, antipathique et doté une dangereuse éloquence, il se met la majorité des 100 dans la poche pour empêcher le reste de l'Arche de les rejoindre sur Terre. Mais c'est un jeune homme qui se cache derrière un mur de dureté, de sarcasme et d'agressivité, parce qu'il a bien compris que la vie est dure, et que l'on est perdu si l'on montre une trop grande bonté, trop d'empathie, de gentillesse et de prévenance, et ce sont des qualités dont il est doté en grande quantité. C'est aussi un personnage qui manque beaucoup d'estime de soi, en tous cas en ce début de saison, même s'il le cache derrière les barrières qu'il a érigé, et il commence à fissurer ses murs dans cette saison 1, quand il comprend que certains personnages placent leur confiance en lui, et le croient capable d'accomplir de belles choses. Et Bob Morley, qui incarne le personnage, est un très bon acteur qui parvient à injecter toutes les nuances du personnage dans son jeu sans jamais en faire trop. 
   Aux intrigues qui se jouent sur Terre, s'ajoutent en parallèle celles du reste du peuple sur l'Arche. Et ces dernières ajoutent une touche politique à la série. Des complots se fomentent, un en particulier : un peu avant que les 100 descendent sur Terre, le chancelier se fait tirer dessus, et l'enjeu de la saison est de découvrir qui est le coupable. D'un autre côté, l'Arche s'affaiblit de jours en jours, ce qui contraint le gouvernement de faire des choix difficiles pour leur survie. 
   Avec ses intrigues captivantes ses personnages très intéressants, son scénario et sa photographie magnifique (des décors cosmiques et des forêts vierges !), The 100 demeure à mon sens une des meilleures séries de science fiction que j'ai pu voir, et même une des meilleures séries toutes confondues, qu'il m'ait été donné de voir. Je recommande chaudement cette série, vraiment, donnez lui sa chance, vous ne pourrez pas le regretter !

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